Le Cameroun, pays d’Afrique Centrale, qui par sa diversité de cultures et de paysages incarne à lui seul toute la richesse de l’Afrique, lui valant parfois le surnom « d’Afrique en miniature ».
Dans notre chronique “Visitez le Cameroun”, nous avons le plaisir de vous faire découvrir, avec l’aide de « The Tourist Guide », organisateur passionné d’excursions, les merveilles cachées de ce beau pays.
Aujourd’hui, il nous embarque pour un voyage écologique et touristique au cœur de la réserve faunique du Lac Ossa, nichée dans le département de Sanaga-Maritime, à l’ouest du Cameroun.
Mon objectif pour cette année 2024 est de créer trois nouveaux circuits touristiques dans la région du littoral. Après avoir exploré île de Souelaba le mois dernier, notre aventure nous conduit ce mois-ci vers les eaux calmes et les îles préservées du Lac Ossa.
Quelques mot sur le Lac Ossa
Le Lac Ossa se distingue par ses 22 îles préservées, nichées non loin de l’embouchure de la Sanaga. Ce lac abrite une biodiversité remarquable avec plus de 36 espèces de poissons différentes, y compris des espèces électrogènes comme le silure électrique, le poisson-chat électrique, et le Cornish Jack.
Considéré comme une réserve naturelle, le lac est un écosystème riche et un site touristique de premier choix, notamment pour l’observation du lamantin, un mammifère marin réputé pour sa « tranquillité notable ».
Visite des chutes d’Edea et traversée du Sanaga
Notre périple a commencé par la découverte des magnifiques chutes d’Edea. Vous ne le savez peut – être pas, mais Edea abrite des chutes comparables aux gorges de Kola dans le Nord du Cameroun.
Après avoir admiré les chutes et le pont allemand, nous avons pris la direction du Lac Ossa en taxi hors-bord, naviguant sur les eaux du fleuve Sanaga. Celui-ci est considéré comme le plus long fleuve du Cameroun avec une longueur de 890 km et un Bassin de 140 000 km2.
L’arrivée au Lac
À notre arrivée, nous avons été chaleureusement accueillis par l’équipe de l’AMMCO, une association dédiée à la conservation de la mégafaune aquatique et particulièrement impliquée dans la protection du lamantin d’Afrique, une espèce en danger. Le Lac Ossa est un véritable sanctuaire pour ces mammifères.
À noter :L’AMMCO, active depuis 2012 et officiellement reconnue en 2014, œuvre sur cinq sites : Kribi, Douala, Limbe, Dizangue et Yaoundé. Un grand merci à ammco.org, sans qui cette excursion aurait été impossible. Merci à ammco.org sans qui cette excursion n’aurait pas pu avoir lieu.
Visite de la source du Lac
Après une session informative sur le lamantin d’Afrique centrale, nous avons exploré la source du lac. Mes voyageurs du jour ont été très séduits, qualifiant cette découverte de « fontaine de jouvence ». L’eau de cette source est très fraîche et rajeunissante !
Pause activités sur l’île Woereman
Notre quatrième étape nous a conduits sur les plages de sable blanc de l’île Woereman. Là, nous nous sommes initiés au kayak avant de nous plonger dans les eaux du lac, où se mêlent courants chauds et froids.
Nous avons terminé cette excursion avec un déjeuner savoureux. Au menu, les poissons du Lac Ossa !
Merci à tous les participants de cette seconde aventure de l’année touristique 2024. Rendez-vous en avril pour une nouvelle destination.
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Le meilleur moyen de prévoir le futur, c’est de le créer.”
Peter Drucker
Les secteurs porteurs ne manquent pas en Afrique : l’agro-alimentaire, les nouvelles technologies, l’environnement, les services, les formations…Ces secteurs regorgent d’immenses opportunités d’affaires intéressantes et ne sont pas encore saturés. Vous pouvez donc trouver votre place et gagner de l’argent.
Je vous propose dans cet article plusieurs idées d’affaires intéressantes à réaliser en Afrique. Mes idées et certaines repérées sur Internet.
Conseil n°1 : une bonne idée doit répondre à un besoin identifié. Après, il faut identifier votre cible (à qui s’adresse votre idée ?) : quelle est votre cible ? Quelles sont ses attentes ? Quelles sont ses habitudes ? etc.
Conseil n°2 : ciblez surtout la classe moyenne africaine : cadres, chefs –d’entreprise, fonctionnaires, des « repats »[1]. Essayez d’identifier un besoin spécifique à cette catégorie de population. Selon moi, il s’agit d’une cible stratégique car elle peut payer pour vos services, contrairement à la femme de ménage ou le petit commerçant de votre quartier.
1- Créer une agence de placement d’employés et de personnels de maison
L’idée ici est de mettre en relation des personnes en recherche de personnel ou d’employé de maison avec des professionnels qualifiés à la recherche d’un emploi ou d’une mission temporaire (femme de ménage, cuisinière, nounou, jardinier, chauffeur…). Le secteur des services à la personne a le vent en poupe, en ce moment, sur le continent africain. Cette idée s’adresse à la fameuse classe moyenne dont je vous ai parlé plus haut, voire à une clientèle aisée.
Une entreprise de nettoyage propose à ses clients une large gamme de prestations : ménage, vitrerie, entretien de locaux ou encore lavage de haute pression… Vous pouvez travailler avec des acteurs du secteur privé (entreprises, commerces) comme avec des acteurs du secteur public (hôpitaux, ministères). La demande pour ce type d’activité se trouve essentiellement dans les centres-villes et dans les quartiers d’affaires.
3- Créer une plateforme de réservation de taxi ou de VTC en ligne
Le taxi reste le moyen de transport le plus prisé par la population pour se déplacer en Afrique. Mais le VTC commence, progressivement, à gagner du terrain sur le continent. Sur le principe d’Uber ou de Lyft en Europe : la personne renseigne son lieu de départ et son lieu d’arrivée et se voit proposer des taxis disponibles à proximité. Le taxi récupère le client à l’adresse renseignée dans l’application. Avantages : cela permet au client d’anticiper ses déplacements, évite au client la cohue aux abordsdes routes et le marchandage (connaissance du prix de la course de taxi au moment de la réservation).
Exemple : l’application SAMA TAXI (au Sénégal) créée par Mouhamet MBOW : non seulement, son créateur s’est inspiré des applications de réservation de taxi en Europe mais il s’est aussi adapté aux réalités locales. SAMA TAXI propose plusieurs types de catégorie de véhicule. De plus, le client a l’historique de ses courses et les coordonnées du chauffeur (utiles en cas d’oubli d’un effet personnel dans le véhicule). Vous pouvez, tout à fait, vous inspirer de ce modèle. Cependant, il vous faudra tenir compteabsolument de la demande locale ainsi que des contraintes locales de votre pays d’origine.
4- Créer une entreprise d’import/export de produits alimentaires africains pour ravitailler les petits commerçants / centre commerciaux en Europe
C’est une activité tournée vers la diaspora africaine présente en Europe. Cette idée me traverse l’esprit depuis quelques mois.
En Europe, notamment en France, vous avez une grosse communautéafricaine, qui parfois a le mal du pays sur le plan culinaire. D’un côté, vous avez une très forte demande en produits alimentaires africains et, de l’autre côté, très peu d’offres. Cependant, depuis peu, on commence à trouver sur les étalages des centres commerciaux et épiceries du quartier des produits en provenance d’Afrique de l’Ouest (bâton, foufou, eru, okok…). Ces produits sont vendus très cher en Europe.
Je peux vous assurer que la diaspora africainene regarde vraiment pas à la dépense, quand il est question de se faire plaisir. Elle y consacre d’ailleurs une grosse partie de son budget alimentation dans la nourriture africaine. Car ravir ses papilles et retrouver les saveurs du pays, cela n’a pas de prix pour elle. C’est donc un business intéressant, je pense. Mais qui toutefois nécessite un investissement financier important au départ, en plus des autres aspects à considérer (sanitaire, conditionnement, logistique…). Mais avec beaucoup de motivation, tout est possible !
5- Créer un site de e-commerce de niche
L’idée ici est de choisir une niche et de se positionner sur celle-ci, un peu sur le modèle des sites de commerce en ligne généralistes déjà présents sur le marché africain (Afrimarket et Jumia).
Par exemple, vous pourriez ne cibler que les petits commerçants et artisans de votre quartier. Car ils n’ont pas tous accès aux « gros leaders ». Allez démarcher en personne ces petits commerçants. Mettez en avant l’opportunité pour eux de faire connaître leurs produits à une audience plus large, et potentiellement d’augmenter leurs revenus.
Au début, je vous conseille de prélever des commissions un peu plus faibles que la concurrence pour les attirer. En revanche, il faudra miser sur une stratégie de volumepour espérer faire un bénéfice confortable. La grande difficulté, pour vous, ce sera de réussir à convaincre un grand nombre de commerçants et d’artisans à vous rejoindre. Les économies chinoises reposent d’ailleurs sur cette stratégie de volume : vendre en grande quantité mais à prix bas !
Vous avez des compétences en gestion des affaires, en graphisme, en communication, en comptabilité, en décoration… ? Vous pourriez mettre ces compétences au service des autres (professionnels et particuliers).
Par exemple : proposer à une start-up de gérer sa comptabilité ou sa communication. Et si vous travaillez déjà à temps complet dans une entreprise, exercez sur votre temps libre. Cela vous procurera un revenu complémentaire. Pensez-y !
7- Livrer des repas en entreprise
La livraison de repas en entreprise est une opportunité d’affaires intéressante, si vous habitez en centre-ville ou dans un quartier d’affaires dynamique.
Imaginez-vous un directeur, un cadre, très débordé, il n’a pas le temps d’aller s’attabler dans un restaurant ou d’aller s’acheter lui-même son repas du midi. Ce directeur souhaite peut-être manger un plat en particulier, qui ne serait pas au menu de sa cantine d’entreprise (elles sont rares en Afrique). Et c’est là que vous intervenez ! Vous vous proposez de lui livrer son repas directement à son bureau. Vous pourriez proposer vos services aussi bien aux salariés dans les entreprises qu’aux personnels hospitaliers.
Renseignez-vous, peut-être qu’il existe dans votre pays d’origine des applications de mise en relation qui permettent aux gens de commander leur repas à distance. Proposez de travailler avec elles. Vous pourriez aussi recueillir physiquement les commandes en matinée, évitant ainsi les commissions touchées par ces plate-formes. Mais cela vous demandera d’être très bien organisé, du temps et de l’énergie. À vous de voir ce qui est le plus avantageux pour vous.
8- Créer un service de lavage auto automatique
Ce service s’adresse à une cible très large, aussi bien des particuliers que des professionnels (chauffeurs de taxis, VTC…). L’idée ici est de permettre aux automobilistes d’effectuer le lavage de leur véhicule dans votre station automatique équipée.
Un lavage auto automatique installédans une zone très fréquentée par des automobilistes peut rapporter beaucoup d’argent. Cependant, c’est un business qui nécessite un capital de départtrès important, en raison notamment de l’achat des équipements automatiques. En plus, il existe déjà des lavages automatiques en Afrique. Toutefois, il reste encore de la place pour de nouveaux entrants. Alors, foncez, si ce business vous inspire.
9- Livrer des médicaments à des populations éloignées
L’idée c’est de vendre et de livrer des médicaments libres d’accès (douleur/fièvre, sirop, pastilles…) à des populations vivant dans des zones reculées, souvent en milieu rural. Vous pourriez effectuer des maraudes dans les villages.
Des habitants pourraient même vous remettre des ordonnances prescrites par le médecin du village, lors de votre passage, pour que vous leur livriez les médicaments dont ils ont besoin. En effet, la plupart des pharmacies se trouvent souvent dans les centres-villes. Et malheureusement, les populations éloignées des villes n’ont pas toutes les moyens ou doivent s’organiser à l’avance, pour se rendre en ville pour effectuer l’achat de médicaments.
Reste après à déterminer la fréquence des passages dans les villages. Il faudrait également prendre en compte les autorisations d’achat en grande quantité des médicaments libres d’accès, en plus du conditionnement des médicaments pendant le transport (résistance à la chaleur). C’est juste une idée, il faudrait la creuser un peu plus.
10- Investir dans la construction de logements préfabriqués et écologiques
L’immobilier en Afrique reste un secteur encore très porteur et rentable. Le business des maisons préfabriquées avec des matériaux écologiques est à la mode en Europe et gagne, peu à peu, l’Afrique. Une maison préfabriquée, c’est une maison produite d’abord dans une usine avant d’être livrée et assemblée ensuite sur le chantier. Grâce à la fabrication en usine fermée, les délais de construction sont réduits (pas d’aléas météorologiques qui pourraient retarder un chantier normal). Les coûts également sont inférieurs aux maisons traditionnelles. Je vous conseille de vous associer avec une ou plusieurs personnes, si vous souhaitez vraiment vous lancer dans ce business. Car cette idée est un peu difficile et complexe pour une seule personne, selon moi.
11- Devenir freelance en rédaction, relecture, correction (anglais/ français)
Vous êtes à l’aise avec les langues (notamment en français et en anglais). Vous aimez écrire ? Pourquoi ne pas mettre votre talent au service des autres.
Par exemple, vous pourriez écrire pour un magazine en ligne, relire ou corriger les écrits (professionnels et particuliers). Cette idée est un peu similaire à l’idée numéro 6 (consultant indépendant), mais focus ici uniquement sur les langues.
12- Devenir coach sportif
Vous êtes sportif ? Vous aimez partager votre passion avec d’autres personnes ? Proposez vos services de remise en forme ou d’entretien physique.
Les africains sont aujourd’hui de plus en plus soucieux de leur apparence. Cependant, il n’y a pas encore beaucoup de salles de sport en Afrique. Du coup, les gens optent souvent pour de la course à pied ou des activités sportives collectives en plein air (match de foot dans le quartier). Ce type de service s’adresse plutôt à une clientèle moyenne, voire aisée.
Plus tard, vous pourriez ouvrir votre propre salle de sport ou un centre de remise en forme. Je pense que vous aurez besoin de trouver un associé. Cela vous permettra de partager les frais de lancement. En effet, ouvrir une salle de sport nécessite un important capital de départ, notamment pour couvrir les frais liés à la salle et à l’achat des équipements sportifs de base (tapis, vélo…).
13- Le toilettage de Sneakers
Ce business nous vient des États-Unis. Concept : Les gens font appels à vous pour nettoyer et remettre en état leurs baskets.
Au programme : Nettoyage complet avec une machine à vapeur professionnelle (que vous pouvez racheter à un pressing), blanchiment des parties jaunies par le temps avec du matériel UV, recollage des semelles et même re-colorisation des parties abîmées avec des peintures spécifiques (qu’il faudra sans doute importer).
Tout le monde en Afrique porte des baskets : hommes et femmes, grands et petits. De plus, ce n’est pas tout le monde qui peut souffrir tous les deux ou trois mois une nouvelle paire de basket. Je pense donc que ce business a un énorme potentiel sur le continent.
Entre secrets de famille, trahisons conjugales et revanche féminine, The Polygamist s’impose comme l’un des nouveaux phénomènes sud-africains de Netflix. Portée par un casting solide et une intrigue digne des grandes telenovelas, la série met en scène la chute d’un homme puissant rattrapé par ses mensonges.
Depuis sa mise en ligne sur Netflix, The Polygamist fait beaucoup parler. Cette série sud-africaine en 22 épisodes plonge les spectateurs dans l’univers de Jonasi Gomora, un riche homme d’affaires à la vie apparemment bien maîtrisée. Marié à Joyce, une influenceuse qui incarne aux yeux du public l’image parfaite de l’épouse épanouie, Jonasi cache pourtant une réalité bien plus trouble : plusieurs femmes, plusieurs relations, plusieurs vies… jusqu’au jour où tout menace d’exploser.
Adaptée du roman de l’écrivaine zimbabwéenne Sue Nyathi, la série reprend les codes du mélodrame africain : passions, rivalités, scandales familiaux, secrets bien gardés et révélations spectaculaires. Mais derrière son apparence de simple série “à rebondissements”, The Polygamist interroge aussi des sujets très actuels : le pouvoir masculin, l’image sociale, la place des femmes dans le couple et les conséquences des doubles vies.
Une histoire de pouvoir, de désir et de mensonge
Au cœur de la série, il y a Jonasi Gomora, interprété par S’dumo Mtshali. Self-made man, patron respecté et figure de réussite, il a construit un empire professionnel aussi solide que son image publique. Mais sa vie intime repose sur une succession de mensonges. Sa femme officielle, Joyce Gomora, incarnée par Gugu Gumede, découvre peu à peu que le mariage parfait qu’elle expose aux yeux du monde n’est qu’une façade.
La série ne se contente pas de raconter l’histoire d’un homme infidèle. Elle montre surtout comment les femmes liées à Jonasi se retrouvent prises dans un même système de manipulation, de rivalité et de douleur. Épouse, maîtresse, seconde femme ou compagne cachée : chacune porte une part du drame, mais aussi une part de vérité sur l’homme qu’elles ont aimé.
C’est là que The Polygamist trouve sa force : dans cette confrontation entre l’image et la réalité. Ce que l’on montre au public, ce que l’on cache dans les maisons, ce que l’on accepte par amour, par intérêt ou par pression sociale.
Une “supernovela” africaine taillée pour le binge-watching
Netflix présente la série comme une sorte de “supernovela”, un format qui reprend l’intensité des telenovelas tout en y ajoutant une esthétique plus moderne, plus premium. Et le résultat fonctionne : épisodes courts, tension permanente, personnages excessifs mais attachants, scènes de confrontation, coups bas et retournements de situation.
The Polygamist est clairement pensée pour accrocher le spectateur. Chaque épisode laisse une porte ouverte vers le suivant. On regarde d’abord par curiosité, puis on reste pour comprendre jusqu’où les secrets de Jonasi peuvent aller — et surtout jusqu’où les femmes qui l’entourent sont prêtes à aller pour reprendre le contrôle de leur vie.
Le casting participe largement au succès du programme. Gugu Gumede apporte à Joyce une présence forte, entre dignité blessée et colère contenue. S’dumo Mtshali donne à Jonasi ce mélange de charme, d’arrogance et d’aveuglement qui rend le personnage à la fois fascinant et insupportable. Autour d’eux, Kwanele Mthethwa, Celeste Ntuli, Luyanda Zwane ou encore Kenneth Nkosi donnent de l’épaisseur à cet univers où chaque personnage semble avoir quelque chose à cacher.
Pourquoi la série parle autant au public africain ?
Si The Polygamist cartonne, c’est aussi parce que la série touche à des réalités qui résonnent fortement dans plusieurs sociétés africaines : le mariage, la réputation, la polygamie, la réussite masculine, le regard des autres et le poids des apparences.
Sans forcément donner une leçon morale, la série met en scène une question simple : que reste-t-il d’un homme puissant quand les femmes qu’il a blessées décident de ne plus se taire ? Derrière le divertissement, on retrouve une critique sociale assez efficace. Jonasi n’est pas seulement un mari infidèle ; il représente aussi une forme de pouvoir masculin qui pense pouvoir tout contrôler : les affaires, les femmes, la famille et l’image publique.
Mais The Polygamist renverse progressivement cette dynamique. Ce ne sont pas seulement les choix de Jonasi qui font avancer l’histoire, mais les réactions des femmes autour de lui. La série devient alors un récit de chute, mais aussi de revanche, où celles que l’on pensait secondaires prennent peu à peu toute la lumière.
Un nouveau signal fort pour les productions sud-africaines
Avec The Polygamist, Netflix confirme aussi l’intérêt croissant pour les productions africaines, notamment sud-africaines. Après plusieurs séries et films remarqués, cette nouvelle fiction montre que les récits africains peuvent séduire au-delà de leur marché local, à condition de miser sur des histoires fortes, populaires et bien produites.
La série n’a pas forcément la prétention de révolutionner le genre. Elle assume ses excès, ses drames, ses confrontations et son côté addictif. Mais c’est justement ce qui fait son efficacité. The Polygamist parle au public parce qu’elle mélange spectacle, émotion et sujets de société dans un format facile à suivre.
Entre soap opera haut de gamme et drame familial explosif, la série sud-africaine coche toutes les cases du succès Netflix : une histoire accessible, des personnages forts, un sujet sensible et un rythme qui donne envie d’enchaîner les épisodes.
Avec ses secrets, ses trahisons et ses femmes prêtes à reprendre le pouvoir, The Polygamist s’impose comme l’une des séries africaines à suivre du moment. Un divertissement intense, parfois excessif, mais terriblement efficace.
L’Afrique a connu une entrée en matière contrastée dans ce Mondial 2026. Entre promesses, regrets et vraies désillusions, les 10 représentants du continent ont montré des visages très différents lors de leur premier match.
Les bonnes nouvelles sont venues de la Côte d’Ivoire et du Ghana. Les Éléphants ont parfaitement lancé leur tournoi en s’imposant face à l’Équateur (1-0), avec sérieux et efficacité. Même réussite pour les Black Stars, vainqueurs du Panama (1-0), dans un match accroché mais précieux sur le plan comptable. Deux succès courts, mais importants : ces deux sélections ont déjà pris une option intéressante pour la suite.
Dans le registre des motifs d’espoir, le Maroc a frappé fort en tenant tête au Brésil (1-1). Un résultat de prestige qui confirme le statut des Lions de l’Atlas. La RD Congo a également signé un nul solide face au Portugal (1-1), tout comme l’Égypte contre la Belgique (1-1). Mention spéciale aussi au Cap-Vert, qui a accroché l’Espagne (0-0) pour sa première participation à une Coupe du monde : un résultat historique.
En revanche, la première journée a été plus douloureuse pour d’autres. L’Afrique du Sud a chuté face au Mexique (0-2), la Tunisie a lourdement craqué contre la Suède (1-5), tandis que le Sénégal et l’Algérie se sont inclinés respectivement face à la France (1-3) et l’Argentine (0-3).
Au total, le bilan africain reste mitigé : deux victoires, quatre nuls, quatre défaites. Mais rien n’est encore joué. La deuxième journée s’annonce déjà décisive : certains devront confirmer, d’autres se relancer. Pour l’Afrique, le Mondial ne fait que commencer.
Le Maroc arrive en tête des pays les plus industrialisés d’Afrique, selon l’Indice de l’industrialisation en Afrique 2025 de la Banque africaine de développement. Le royaume devance l’Afrique du Sud, longtemps considérée comme la grande puissance industrielle du continent. Un classement qui montre aussi la montée en puissance de certains pays d’Afrique de l’Ouest, notamment le Sénégal et la Côte d’Ivoire.
Le Maroc prend la première place
Dans le dernier classement de la Banque africaine de développement, le Maroc s’impose comme le pays le plus industrialisé du continent, devant l’Afrique du Sud, l’Égypte et la Tunisie.
Le top 10 est dominé par l’Afrique du Nord, avec le Maroc, l’Égypte, la Tunisie et l’Algérie. Mais il met aussi en avant la progression de pays d’Afrique de l’Ouest comme le Sénégal et la Côte d’Ivoire, qui apparaissent désormais parmi les économies africaines les plus avancées en matière d’industrialisation.
Selon le classement relayé, le top 10 se présente ainsi : Maroc, Afrique du Sud, Égypte, Tunisie, Maurice, Algérie, Eswatini, Sénégal, Namibie et Côte d’Ivoire.
Un classement qui va au-delà du PIB
Ce classement ne mesure pas seulement la richesse globale d’un pays. Il s’intéresse surtout à sa capacité à produire, transformer, exporter et créer de la valeur localement.
Autrement dit, être un pays industrialisé ne signifie pas seulement avoir des ressources naturelles ou un grand marché intérieur. Cela suppose aussi de disposer d’usines, d’infrastructures, d’énergie fiable, de compétences techniques, d’un environnement favorable aux entreprises et d’une vraie stratégie de transformation économique.
Le Maroc illustre cette dynamique avec le développement de secteurs comme l’automobile, l’aéronautique, les phosphates, l’agro-industrie ou encore les énergies renouvelables. Le pays a misé sur les zones industrielles, les infrastructures logistiques et l’attractivité auprès des investisseurs étrangers.
L’Afrique du Sud, de son côté, reste une puissance industrielle majeure, mais fait face à plusieurs défis, notamment dans l’énergie, l’emploi et la compétitivité.
Sénégal et Côte d’Ivoire : l’Afrique de l’Ouest avance
La présence du Sénégal et de la Côte d’Ivoire dans le top 10 est l’un des éléments les plus intéressants du classement. Elle montre que l’Afrique de l’Ouest cherche progressivement à sortir d’un modèle économique trop dépendant des matières premières brutes.
Le Sénégal mise notamment sur ses infrastructures, ses zones économiques spéciales, l’énergie, la logistique et l’agro-industrie. La Côte d’Ivoire, première économie de l’UEMOA, cherche elle aussi à transformer davantage ses ressources, notamment dans le cacao, l’anacarde, le caoutchouc ou encore l’agro-industrie.
Pour ces pays, l’enjeu est clair : ne plus seulement exporter des matières premières, mais créer davantage de valeur sur place. Transformer localement, c’est créer des emplois, renforcer les entreprises nationales, développer des compétences et réduire la dépendance aux importations.
Le grand défi : produire et transformer en Afrique
L’industrialisation reste l’un des grands défis du continent. L’Afrique dispose de nombreuses ressources naturelles, agricoles et minières, mais une grande partie de ces richesses est encore exportée à l’état brut. Résultat : la valeur ajoutée est souvent captée ailleurs, dans les pays qui transforment, conditionnent et commercialisent les produits finis.
Ce modèle limite la création d’emplois industriels et freine la montée en puissance des économies africaines. Pour changer d’échelle, les pays du continent doivent investir dans l’énergie, les infrastructures, la formation technique, le financement des PME, l’innovation et la stabilité réglementaire.
L’enjeu est aussi social. Une Afrique plus industrialisée pourrait offrir davantage d’opportunités à sa jeunesse : ingénieurs, techniciens, logisticiens, ouvriers qualifiés, entrepreneurs, spécialistes du numérique industriel, responsables qualité ou encore experts en maintenance.
Un classement à suivre de près
Ce classement confirme une chose : l’industrialisation africaine progresse, mais de manière inégale. Certains pays ont pris de l’avance grâce à des stratégies industrielles structurées. D’autres restent encore trop dépendants de l’exportation de matières premières.
Le Maroc prend la tête, l’Afrique du Sud reste incontournable, l’Afrique du Nord confirme son avance, tandis que le Sénégal et la Côte d’Ivoire montrent que l’Afrique de l’Ouest peut aussi s’imposer dans la compétition industrielle.
Mais au-delà du classement, la vraie question reste la même : l’Afrique veut-elle continuer à vendre ses richesses brutes ou enfin les transformer elle-même ?
L’industrialisation n’est pas seulement un indicateur économique. C’est une clé pour l’emploi, la souveraineté et l’avenir du continent.
Où se forment les dirigeants, hauts cadres, entrepreneurs et décideurs africains ? Derrière le prestige de certaines universités se joue aussi une bataille d’influence, de réseaux et de pouvoir.
Des diplômes qui ouvrent encore les portes du pouvoir
La formation des élites africaines reste un sujet sensible. Dans de nombreux pays du continent, le parcours universitaire continue de jouer un rôle majeur dans l’accès aux hautes fonctions politiques, économiques ou administratives. Certaines institutions, en Afrique comme à l’étranger, reviennent régulièrement dans les trajectoires des dirigeants, diplomates, hauts fonctionnaires, chefs d’entreprise ou experts internationaux.
L’université n’est donc pas seulement un lieu d’apprentissage. Elle est aussi un espace de réseaux, de légitimité sociale et d’influence. Obtenir un diplôme dans une grande école ou une université reconnue peut encore peser lourd dans une carrière, surtout dans les milieux du pouvoir, de la finance, du conseil, du droit ou des organisations internationales.
L’étranger, passage stratégique pour beaucoup d’étudiants africains
Depuis plusieurs décennies, de nombreux jeunes Africains poursuivent leurs études hors du continent. La France, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, l’Allemagne, mais aussi la Chine, la Turquie ou les pays du Golfe attirent chaque année des milliers d’étudiants africains.
Les raisons sont multiples : qualité perçue des formations, prestige du diplôme, spécialisation, opportunités professionnelles ou espoir d’une carrière internationale. Pour beaucoup, étudier à l’étranger reste un accélérateur social.
Mais cette mobilité pose aussi une question : les élites africaines sont-elles encore trop formées hors du continent ? Derrière les bourses, les partenariats universitaires et les programmes de leadership, les grandes puissances utilisent aussi l’éducation comme un outil d’influence. Former les futurs cadres africains, c’est aussi créer des liens durables avec les décideurs de demain.
Les universités africaines veulent reprendre leur place
Face à cette réalité, plusieurs pays africains cherchent à renforcer leurs propres pôles universitaires. L’Afrique du Sud, le Maroc, l’Égypte, le Ghana, le Kenya, le Rwanda, le Sénégal ou encore la Côte d’Ivoire développent des établissements capables d’attirer des étudiants du continent et de la diaspora.
L’enjeu est important : former localement les talents, limiter la fuite des cerveaux et produire des savoirs adaptés aux réalités africaines. Santé, énergie, agriculture, intelligence artificielle, entrepreneuriat, gouvernance, industrie… le continent a besoin de profils qualifiés capables de répondre à ses propres défis.
Car une Afrique qui dépend trop fortement de l’extérieur pour former ses cadres reste vulnérable. À l’inverse, des universités africaines fortes peuvent devenir de véritables moteurs de développement, d’innovation et de souveraineté.
Le prestige ne suffit plus
Pendant longtemps, le nom d’une grande école ou d’une université étrangère suffisait à valoriser un parcours. Aujourd’hui, cette logique est de plus en plus remise en question.
La jeunesse africaine ne veut plus seulement des diplômes prestigieux. Elle veut des formations utiles, concrètes, connectées aux réalités du marché et capables de créer de vraies opportunités. Le continent a besoin d’ingénieurs, de médecins, d’entrepreneurs, de chercheurs, de spécialistes du numérique, de managers publics, de techniciens et de créateurs d’emplois.
La vraie question n’est donc pas seulement de savoir où se forment les élites africaines, mais à quoi elles servent. Former une élite n’a de sens que si elle contribue à transformer les sociétés, à répondre aux besoins des populations et à construire des modèles plus inclusifs.
Pour les jeunes Africains et Afro-descendants, le message est clair : la réussite ne dépend pas uniquement du prestige d’un campus. Elle dépend aussi de la vision, des compétences, du réseau et de la capacité à créer de l’impact.
Au fond, ces universités ne fabriquent pas seulement des diplômés. Elles participent à façonner celles et ceux qui influenceront l’avenir du continent. Reste à savoir si cette influence servira d’abord l’Afrique, ou les intérêts de ceux qui forment ses élites.
Avec 10 nations qualifiées au Mondial 2026, l’Afrique s’apprête à vivre une Coupe du monde historique… aussi sur le plan financier. Chaque fédération africaine qualifiée est assurée de recevoir au minimum 12,5 millions de dollars de la FIFA. Un joli pactole inédit, qui pose aussi la question de l’utilisation réelle de ces fonds.
Une prime minimale de 12,5 millions de dollars par pays
Pour cette édition organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique, la FIFA a revu à la hausse son enveloppe financière destinée aux 48 fédérations participantes.
Selon les chiffres communiqués par l’instance mondiale du football, chaque sélection qualifiée recevra désormais 10 millions de dollars au titre de la qualification, contre 9 millions initialement prévus. À cette somme s’ajoutent 2,5 millions de dollars pour couvrir les frais de préparation, contre 1,5 million auparavant. Résultat : chaque fédération présente au Mondial 2026 est assurée de toucher au minimum 12,5 millions de dollars.
Pour l’Afrique, qui envoie un nombre record de représentants, l’enjeu est considérable. Dix nations porteront les couleurs du continent : Algérie, Cap-Vert, Côte d’Ivoire, RD Congo, Égypte, Ghana, Maroc, Sénégal, Afrique du Sud et Tunisie. Une présence historique, rendue possible par l’élargissement de la compétition à 48 équipes.
En additionnant les montants garantis, les fédérations africaines devraient donc toucher au moins 125 millions de dollars au total. Et ce montant pourrait encore augmenter pour les sélections qui franchiront les tours de la compétition.
Une Coupe du monde élargie… et beaucoup plus rentable financièrement
L’instance a annoncé une enveloppe globale de 871 millions de dollars destinée aux 48 associations membres participantes. Cette somme comprend notamment les primes de qualification, l’aide à la préparation, ainsi que d’autres contributions liées aux délégations et à la billetterie.
Pour les pays africains, cette redistribution représente une opportunité majeure. Les coûts liés à une Coupe du monde sont importants : stages de préparation, déplacements, hébergements, équipements, primes des joueurs, staff technique, logistique médicale, communication… Dans ce contexte, les 2,5 millions de dollars dédiés à la préparation peuvent permettre aux fédérations de mieux organiser leur tournoi.
Mais la question centrale reste la même : comment cet argent sera-t-il utilisé ?
Une manne financière à surveiller de près
Sur le papier, ces montants peuvent aider les fédérations africaines à renforcer leurs sélections et à améliorer la préparation des joueurs. Dans les faits, l’histoire du football africain montre que les questions de gouvernance, de transparence et de gestion des primes restent sensibles.
À chaque grande compétition, les débats reviennent : retards de paiement, tensions autour des primes, désaccords entre joueurs et fédérations, manque de clarté sur l’utilisation des fonds. Le Mondial 2026 ne devrait pas échapper à ces interrogations.
Les 12,5 millions de dollars garantis ne sont pas versés directement aux joueurs. Ils sont destinés aux fédérations nationales, qui décident ensuite de la répartition : préparation de l’équipe, organisation logistique, primes de participation, primes de performance, encadrement technique ou projets de développement. Autrement dit, chaque fédération aura sa propre politique.
C’est là que l’enjeu devient autant sportif que politique. Car une Coupe du monde réussie ne se prépare pas seulement avec de bons joueurs. Elle se prépare aussi avec une organisation solide, une gestion claire et une relation apaisée entre les dirigeants, le staff et les internationaux.
Le Mondial 2026 s’annonce comme une opportunité historique pour l’Afrique. Reste désormais à savoir si cette édition record permettra seulement aux fédérations de toucher plus d’argent… ou si elle servira aussi à faire grandir durablement le football africain.
Écrivaine, militante féministe et voix influente du continent, Nana Darkoa Sekyiamah s’impose comme une figure majeure des débats sur la liberté des femmes africaines, leur rapport au corps et leur droit à l’expression. À travers ses livres et ses prises de parole, elle transforme la littérature en espace de libération.
Une écrivaine engagée au service des femmes africaines
Originaire du Ghana, Nana Darkoa Sekyiamah fait partie de ces voix qui osent aborder des sujets encore sensibles dans de nombreuses sociétés africaines. Sexualité, plaisir féminin, violences, traditions oppressives, identité : son travail met en lumière les réalités vécues par les femmes africaines et afrodescendantes, souvent passées sous silence.
À travers son écriture, elle ne cherche pas seulement à raconter des histoires. Elle ouvre des conversations nécessaires sur le corps, le désir, la liberté et la place des femmes dans les sociétés africaines contemporaines.
Un nouvel ouvrage qui célèbre l’héritage africain et la liberté intime
En 2026, Nana Darkoa Sekyiamah revient au cœur de l’actualité littéraire avec Seeking Sexual Freedom: African Rites, Rituals and Sankofa in the Bedroom. Dans cet ouvrage, elle explore les traditions africaines liées à la sexualité, tout en invitant les femmes à se réapproprier leur corps et leur parole.
Son approche mêle mémoire culturelle et émancipation moderne. Loin d’opposer héritage africain et liberté individuelle, l’autrice tente au contraire de les faire dialoguer pour proposer une vision plus assumée, plus libre et plus apaisée de l’intimité féminine.
Une influence au-delà du monde littéraire
Présente dans plusieurs festivals culturels et littéraires panafricains, en Afrique, aux États-Unis et en Europe, Nana Darkoa Sekyiamah s’impose aussi comme une figure de débat public. Son engagement résonne particulièrement auprès d’une nouvelle génération de femmes africaines décidées à reprendre le contrôle de leur récit.
Pour beaucoup, elle représente une voix rare : celle qui dit tout haut ce que d’autres vivent en silence. En brisant les tabous, elle offre à de nombreuses femmes un sentiment de reconnaissance, de représentation et de puissance.
Avec ses livres, ses conférences et son militantisme, Nana Darkoa Sekyiamah continue d’inspirer une génération qui refuse de choisir entre identité africaine, liberté personnelle et affirmation de soi.
La Coupe du Monde 2026 marque un tournant historique pour le football africain. Grâce à l’élargissement du tournoi à 48 équipes, l’Afrique comptera pour la première fois 10 représentants : le Maroc, le Sénégal, l’Égypte, la Tunisie, l’Algérie, la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud, le Ghana, la RD Congo et le Cap-Vert.
Maroc : va tenter un nouvel exploit
Demi-finaliste historique du Mondial 2022, le Maroc arrive avec de grandes ambitions. Son point fort reste sa défense solide, portée par des joueurs évoluant dans les meilleurs clubs européens. Sa faiblesse pourrait être la pression liée à son nouveau statut de favori africain.
Sénégal : le plus grand espoir africain
Le Sénégal possède sans doute l’un des effectifs les plus complets du continent. Physiquement puissant, discipliné tactiquement et riche en talents, il est considéré comme l’un des outsiders du tournoi. Son principal défi sera de maintenir sa régularité face aux grandes nations.
Égypte : l’expérience avant tout
Portée par une génération expérimentée, l’Égypte reste redoutable dans les grands rendez-vous. Son manque de profondeur de banc face aux géants européens pourrait cependant lui coûter cher.
Algérie : le retour des Fennecs
Absente du Mondial 2022, l’Algérie effectue son retour sur la scène mondiale. Son football technique et offensif constitue sa principale force. La gestion des moments difficiles reste toutefois un point à améliorer.
Côte d’Ivoire : la jeunesse ambitieuse
Championne d’Afrique récente, la Côte d’Ivoire dispose d’une génération prometteuse. Solide en défense et talentueuse au milieu, elle manque encore parfois d’un véritable finisseur en attaque.
Ghana : le renouveau des Black Stars
Après plusieurs années irrégulières, le Ghana revient avec une équipe plus équilibrée. Sa jeunesse est une force, mais aussi une source d’inexpérience dans les moments décisifs.
Afrique du Sud : le retour progressif
Les Bafana Bafana retrouvent progressivement leur place parmi les grandes nations africaines. Leur collectif est solide, mais ils manquent encore de stars capables de faire la différence individuellement.
Tunisie : la régularité récompensée
La Tunisie confirme sa constance sur la scène africaine. Son organisation défensive est remarquable, mais son efficacité offensive reste souvent critiquée.
RD Congo : le grand retour après 52 ans
La RD Congo est l’une des plus belles histoires de cette édition. Absente depuis 1974, à l’époque sous le nom de Zaïre, elle retrouve enfin le Mondial après plus d’un demi-siècle. Son principal atout réside dans sa puissance athlétique et le talent de sa diaspora. Son manque d’expérience au plus haut niveau constitue néanmoins un défi.
Cap-Vert : une première participation historique
Le Cap-Vert est le seul débutant africain de cette Coupe du Monde. Avec une population d’environ 600 000 habitants, cette qualification représente un exploit exceptionnel. L’équipe s’appuie sur de nombreux joueurs issus de la diaspora européenne. Son manque d’expérience mondiale reste naturellement sa principale faiblesse.
Les grandes absences africaines
Cette Coupe du Monde se disputera sans certaines puissances traditionnelles du continent. Le Cameroun, huit fois qualifié dans son histoire, le Nigeria, triple champion d’Afrique, ainsi que le Mali ou le Burkina Faso manqueront le rendez-vous mondial. Leur absence illustre la montée en puissance de nouvelles nations africaines et le niveau de compétition toujours plus élevé sur le continent.
Une évolution remarquable du football africain
Le football africain n’a jamais été aussi compétitif. Les académies se multiplient, les infrastructures progressent et les joueurs africains brillent désormais dans les plus grands championnats européens. Le parcours historique du Maroc en 2022 a renforcé la conviction qu’une nation africaine peut désormais viser les demi-finales, voire mieux.
Cependant, des défis persistent : manque de financement dans certains pays, infrastructures encore insuffisantes et instabilité administrative au sein de plusieurs fédérations.
Conclusion
Avec 10 représentants, l’Afrique aborde la Coupe du Monde 2026 dans les meilleures conditions de son histoire. Entre les ambitions du Maroc et du Sénégal, le retour historique de la RD Congo et les débuts du Cap-Vert, le continent dispose d’une occasion unique de confirmer sa progression et de s’imposer définitivement parmi les grandes puissances du football mondial.
Mauvaise nouvelle pour de nombreux Africains qui souhaitent se rendre aux États-Unis : Washington prévoit de réduire fortement le nombre de centres capables de traiter les demandes de visas sur le continent.
Selon l’agence Associated Press, le Département d’État américain envisagerait de faire passer le nombre d’ambassades et consulats habilités à traiter les visas en Afrique de près de 50 sites à seulement 20 centres régionaux.
Concrètement, cela signifie que certains demandeurs pourraient être obligés de se déplacer dans un autre pays pour déposer leur dossier, passer un entretien ou finaliser leur demande de visa. Une mesure qui pourrait compliquer davantage les démarches pour les étudiants, entrepreneurs, familles, artistes, sportifs ou voyageurs africains souhaitant se rendre aux États-Unis.
Cette réorganisation s’inscrit dans une logique de centralisation des services consulaires américains. Les États-Unis n’ont pas annoncé la fermeture de leurs ambassades sur le continent, mais plutôt une réduction du nombre de sites autorisés à traiter les visas.
Parmi les villes qui pourraient rester des centres de traitement figureraient notamment Abidjan, Accra, Dakar, Lagos, Nairobi, Johannesburg, Kinshasa, Lomé ou encore Yaoundé, selon les informations rapportées par AP.
Pour les demandeurs, l’enjeu est important : cette réduction pourrait entraîner des délais plus longs, des coûts supplémentaires liés aux déplacements, mais aussi une forme d’inégalité entre les pays disposant encore d’un centre et ceux qui en seraient privés.
À ce stade, la mesure reste à suivre de près. Mais une chose est sûre : si elle est confirmée, elle pourrait transformer le parcours administratif de milliers d’Africains qui souhaitent voyager, étudier, travailler ou rejoindre leurs proches aux États-Unis.
La Côte d’Ivoire et le Ghana sont souvent présentés comme deux poids lourds économiques d’Afrique de l’Ouest. Deux pays voisins, deux grands producteurs de cacao, deux marchés dynamiques… mais deux trajectoires assez différentes.
En 2024, la Côte d’Ivoire a affiché une croissance d’environ 6 %, avec un PIB estimé à plus de 87 milliards de dollars selon la Banque Mondiale. Le Ghana, lui, reste une économie majeure avec un PIB d’environ 82 milliards de dollars et une croissance autour de 5,6 %. Des chiffres solides des deux côtés, mais une question demeure : quel pays transforme réellement cette dynamique en opportunités pour sa jeunesse ?
Deux pays voisins, deux dynamiques
Pendant longtemps, le Ghana a été vu comme un modèle sur le continent : stabilité politique, attractivité internationale, ouverture vers la diaspora, image positive auprès des investisseurs. Accra est même devenue une ville symbole pour de nombreux Afro-descendants, notamment grâce au mouvement du “Year of Return”.
Mais ces dernières années, l’économie ghanéenne a été secouée. Le pays a connu une forte crise liée à la dette, à l’inflation et à la baisse du pouvoir d’achat. En 2024, l’inflation y dépassait encore les 20 %, un niveau qui pèse lourdement sur le quotidien des ménages, surtout des jeunes actifs et des familles modestes.
En face, la Côte d’Ivoire affiche une dynamique plus stable. Avec une inflation autour de 3,5 % en 2024, le pays a mieux résisté à la flambée des prix. Abidjan se transforme, les infrastructures se multiplient, les investissements continuent d’arriver et le pays confirme son rôle de moteur économique en Afrique francophone.
La Côte d’Ivoire avance, mais avec des inégalités
Sur le papier, la Côte d’Ivoire semble avoir une longueur d’avance. Le pays construit, attire, investit et donne l’image d’une économie en mouvement. Pour les entrepreneurs, les investisseurs et les jeunes actifs, cela peut ouvrir des opportunités dans plusieurs secteurs : services, digital, commerce, logistique, communication, agro-industrie ou encore événementiel.
Mais la vraie question reste celle-ci : cette croissance profite-t-elle réellement à la population, et notamment aux jeunes ?
Car une économie peut afficher de bons chiffres sans forcément créer assez d’emplois, réduire les inégalités ou améliorer le quotidien. C’est là que le débat devient plus intéressant : il ne suffit pas d’être performant, encore faut-il que cette performance se ressente dans la vie réelle.
Le Ghana a de sérieux atouts
Même fragilisé, le Ghana reste un pays qui compte. Son image internationale, sa diaspora, sa scène culturelle, son écosystème créatif et son ouverture anglophone restent de vrais avantages.
Le pays bénéficie aussi d’un lien fort avec sa diaspora : les transferts d’argent représentaient environ 3,7 % de son PIB en 2024. C’est un signal important, car la diaspora joue un rôle économique, culturel et symbolique dans l’attractivité du Ghana.
Accra continue d’attirer des entrepreneurs, des créateurs, des artistes et des jeunes venus du continent comme de la diaspora. Le Ghana conserve donc une force importante : celle du rayonnement, de l’influence et de l’imaginaire panafricain.
Mais pour retrouver pleinement son statut de modèle, le pays doit encore regagner la confiance économique et surtout améliorer le quotidien des ménages.
Au fond, le vrai l’enjeu, ce sont surtout les opportunités
Pour la jeunesse africaine, le match Côte d’Ivoire-Ghana ne se joue pas seulement sur le PIB ou les classements économiques. Ce qui compte, c’est l’accès à l’emploi, au financement, à l’entrepreneuriat, au pouvoir d’achat et aux perspectives d’avenir.
Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire semble plus solide sur le plan économique et plus lisible pour les investisseurs. Le Ghana, lui, reste très fort sur l’image, la diaspora, la créativité et l’ouverture internationale.
Alors, qui gagne vraiment ? Difficile de trancher définitivement entre les deux pays .
Mais une chose est sûre : la meilleure économie n’est pas seulement celle qui affiche les meilleurs chiffres. C’est celle qui réussit à transformer sa croissance en opportunités concrètes pour sa jeunesse. Et, au fond, c’est cela le plus important.
Epic Records France, label rattaché à Sony Music France, a annoncé ce lundi sa signature. Cette signature confirme l’intérêt grandissant de l’industrie musicale internationale pour l’un des artistes les plus en vue de la scène urbaine africaine francophone. Une nouvelle consécration pour celui qui enchaîne les records, les scènes et les distinctions depuis plusieurs mois.
Une ascension qui dépasse les frontières ivoiriennes
Depuis plusieurs mois, Himra occupe une place de plus en plus centrale dans le paysage musical africain francophone. Avec son énergie brute, son univers rap marqué par la drill ivoirienne et une identité visuelle forte, l’artiste s’est imposé comme l’un des visages les plus suivis de la nouvelle génération urbaine venue d’Afrique de l’Ouest.
Son titre “Number One”, en collaboration avec Minz, a notamment marqué un tournant. Le morceau a été certifié Single Or en France par le SNEP, une reconnaissance importante pour un artiste ivoirien évoluant dans un marché musical très concurrentiel. Selon le SNEP, cette certification correspond à 15 millions d’équivalents streams.
Distinctions et reconnaissance internationale
Le succès d’Himra s’est aussi confirmée lors des Flammes 2026, cérémonie devenue l’un des rendez-vous majeurs des cultures populaires, du rap, du R&B et des musiques afro-diasporiques. Le rappeur ivoirien y a remporté la Flamme du morceau de musiques africaines ou d’inspiration africaine pour “Number One”, une catégorie qui illustres la place croissante des sonorités africaines dans l’écosystème musical francophone.
L’artiste Himra
Epic Records, un label historique qui a signé des grands noms de la musique mondiale !
La signature chez Epic Records France représente donc un tournant stratégique pour Himra. Epic Records est un label historique, fondé en 1953, aujourd’hui intégré à l’écosystème Sony Music Entertainment. À l’origine associé au jazz et à la musique classique, le label s’est progressivement ouvert à la pop, au R&B, au rock et au hip-hop, accueillant au fil des décennies des figures majeures comme Michael Jackson, Sade, Céline Dion, Jennifer Lopez ou encore Pearl Jam.
En France, Epic Records accompagne également des artistes issus du rap, de l’afro, du R&B et de la nouvelle pop, avec une volonté affichée de développer des talents des deux côtés du globe. Sony Music France cite notamment Gazo, Oxlade, Alonzo, Ronisia, Hatik ou encore Theodort parmi les artistes liés à l’univers du label.
Pour Himra, cette signature peut donc représenter bien plus qu’un simple contrat : c’est une porte d’entrée vers une structuration plus internationale de sa carrière, une meilleure distribution, un accompagnement marketing renforcé et une capacité accrue à toucher de nouveaux publics.
Himra, symbole d’un rap ivoirien qui s’exporte
Entre certification, récompense aux Flammes, concert au Zénith de Paris et présence annoncée au Dour Festival en juillet 2026, Himra semble entrer dans une phase décisive de sa carrière. Le Dour Festival le présente d’ailleurs comme l’un des visages majeurs de la drill ivoirienne, porté par un style direct, un flow reconnaissable et une forte intensité scénique.
Sa signature chez Epic Records confirme une tendance de fond : les artistes africains francophones ne sont plus seulement regardés comme des phénomènes locaux ou communautaires. Ils deviennent des acteurs à part entière de l’industrie musicale mondiale, capables d’imposer leurs codes, leurs langues, leurs sonorités et leurs récits.
Avec Himra, la Côte d’Ivoire tient peut-être l’un de ses prochains grands ambassadeurs urbains. Et pour le rap ivoirien, cette signature sonne comme un message clair : la scène est prête, le public répond présent, et l’industrie regarde désormais de très près ce qui se passe à Abidjan.
Toutes nos félicitations à Himra et bon courage pour la suite !
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