NEWS

Immigration : la justice américaine annule la suspension des visas pour plusieurs pays africains

Visas, restrictions d’entrée et expulsions vers des pays tiers : la politique migratoire américaine continue d’évoluer. Plusieurs mesures récentes concernent directement des ressortissants africains et les diasporas installées aux États-Unis.

Une suspension de visas annulée par la justice

Une juge fédérale américaine a annulé, le 21 août, une mesure qui suspendait le traitement des visas d’immigration pour les ressortissants de 75 pays.

Plusieurs États africains figuraient sur cette liste, notamment le Cameroun, le Nigeria, le Ghana, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, la RDC ou encore la Somalie.

Depuis cette décision, cette suspension générale n’est plus en vigueur. Les personnes concernées peuvent donc de nouveau voir leur demande de visa d’immigration examinée.

D’autres restrictions restent toutefois en place

Cette décision ne signifie pas la fin du durcissement migratoire américain.

Depuis janvier 2026, les États-Unis appliquent également des restrictions de visas visant plusieurs dizaines de nationalités. Plusieurs pays africains sont concernés par des suspensions complètes ou partielles selon le type de visa demandé.

Des restrictions touchent notamment des ressortissants du Burkina Faso, du Tchad, de Somalie, du Soudan, du Mali ou du Niger. D’autres pays, comme le Nigeria, le Sénégal, la Côte d’Ivoire, l’Angola ou la Zambie, font l’objet de limitations partielles.

Les règles varient selon la nationalité, le type de visa et la situation individuelle du demandeur.

Les démarches consulaires évoluent aussi en Afrique

Depuis le 1er août, Washington a également réorganisé une partie de ses services de visas sur le continent.

Dans plusieurs pays africains, certaines demandes doivent désormais être traitées dans des centres consulaires régionaux. Pour certains candidats, cela peut impliquer un déplacement vers un autre pays pour effectuer un entretien ou finaliser une procédure.

Une évolution qui peut rendre les démarches plus longues et plus coûteuses.

Des expulsés américains envoyés vers des pays africains

Autre changement important : les États-Unis ont conclu des accords avec plusieurs pays africains pour y transférer certaines personnes expulsées du territoire américain, y compris lorsqu’elles ne sont pas ressortissantes du pays d’accueil.

L’Eswatini, le Liberia ou encore la République centrafricaine ont notamment reçu des personnes expulsées des États-Unis dans le cadre de ces accords dits de « pays tiers ».

Ces dispositifs suscitent des critiques de la part d’organisations de défense des droits humains, qui s’interrogent sur les conditions d’accueil et sur la situation juridique des personnes transférées.

Pour les Africains souhaitant se rendre ou s’installer aux États-Unis, la situation reste donc évolutive. Avant toute démarche, il est désormais essentiel de vérifier les règles correspondant précisément à sa nationalité et au type de visa demandé.

Sources : U.S. Department of State et Associated Press

error

Enjoy this blog? Please spread the word :)