Intelligence artificielle à l’école : comment mieux préparer les enseignants en Afrique ?
L’intelligence artificielle entre progressivement dans les salles de classe africaines. Mais son usage pose une question simple : les enseignants sont-ils suffisamment formés pour l’utiliser avec leurs élèves ?

L’IA s’invite dans la formation des enseignants
Du 5 au 7 octobre 2026, la Conférence panafricaine sur la formation des enseignants (PACTED) se tiendra à Mbabane, en Eswatini. L’intelligence artificielle et la transformation numérique feront partie des grands thèmes abordés par ministres, enseignants et institutions de formation.
L’Union africaine souhaite notamment renforcer la préparation des enseignants aux outils d’IA, à leur usage pédagogique, mais aussi aux questions d’éthique, de cybersécurité et de protection des données.
La nécessité de former les enseignants
Le défi dépasse la simple maîtrise de ChatGPT. L’UNESCO rappelle que peu de pays disposent encore de cadres nationaux permettant de former correctement les enseignants à l’IA. Son référentiel prévoit notamment des compétences en pédagogie, éthique et utilisation responsable de ces technologies.
Pour les systèmes éducatifs africains, l’enjeu est donc d’éviter une adoption à deux vitesses : des outils qui progressent rapidement, mais des enseignants laissés sans accompagnement.
L’IA peut devenir un appui pour préparer les cours ou personnaliser certains apprentissages. Mais sans formation, elle risque surtout d’ajouter une nouvelle fracture numérique à celles qui existent déjà.
Sources : Union africaine, UNESCO.

