À seulement 24 ans, Shamim Nabuuma Kaliisa, originaire de l’Ouganda, est la jeune fondatrice et directrice générale de la start-up « CHIL AI LAB » créée en 2017. La start-up propose des kits de dépistage du cancer du sien et du col de l’utérus et des services via son application mobile « Keti AI App. « CHIL AI LAB » intègre également des services de drones pour faciliter le transport des échantillons de cancer des zones rurales vers des laboratoires en ville sans que les femmes n’aient à parcourir de longues distances.
Les habitants de son village l’appellent « mama cancer », mais Kaliisa se définit avant tout en tant que femme noire entrepreneure. Elle s’est donnée pour mission d’aider les femmes dans le monde grâce à l’intelligence artificielle au service de la médecine. Pour ce faire, elle s’appuie à la fois sur ses expériences académiques et professionnelles dans le domaine médical et scientifique.
Son idée d’entreprise est née d’un besoin
Kaliisa au GSEA — Global Student Entrepreneur Awards – source : Leading Ladies Africa
Kaliisa explique souvent dans ses interviews avoir grandi dans un milieu modeste, avec un accès très limité à des soins de santé de qualité. D’ailleurs, l’hôpital le plus proche de son domicile se trouvait à plus de 70 kilomètres et proposait à la population des soins médiocres. En plus, l’hôpital était sous équipé pour gérer des cas graves, tels que des cancers.
À l’âge de 13 ans, la mère de Kaliisa tombe gravement malade d’un cancer du col de l’utérus et en meurt quelques mois après le diagnostic. En enterrant sa mère, elle était loin d’imaginer que des années plus tard elle serait à son tour diagnostiquée d’un cancer du sein. Pour sauver sa vie, elle a recours à une mastectomie partielle[1].
Ces expériences personnelles ont inspiré la jeune femme à chercher des solutions pour élargir les services médicaux à ceux qui en ont besoin mais qui n’ont pas les finances ou les moyens d’y accéder.
Une entreprise a succès
Kaliisa dans son bureau – source : Leading Ladies Africa
Depuis sa création en 2017, « CHIL AI LAB » rencontre un succès retentissant. Son chiffre d’affaires est passé de 2 500 à 300 000 dollars de revenus annuels.
Le portefeuille client est, quant à lui, passé de 130 à 150 000 clientes dans le monde. Il faut dire que la petite start-up a su parfaitement intégrer la technologie comme catalyseur. Cela lui a permis de passer en quelques années d’une petite structure, d’abord hors ligne, en une structure plus importante et entièrement numérique qui offre des services de santé aux femmes malades grâce à l’intelligence artificielle. L’entreprise compte aujourd’hui 21 employés dans 25 pays.
Prix et reconnaissance internationale
Kaliisa (en rouge) pose pour Forbes Afrique
« CHIL AI LAB » est soutenu par de nombreuses organisations internationales (GIZ[2], CCHub[3], le PNUD[4]) et groupes internationaux (Google) : La start-up a également reçu de nombreux prix internationaux : « Tedeka young entrepreneur award 2018 », « AWIEF Social Impact award 2018 », « Ruforum young entrepreneur award 2018 », et bien d’autres.
Kaliisa peut également compter sur le soutien de la Fondation Tony Elumelu. En quelques années, la jeune femme est devenue l’un des visages incontournables de la « Tech Santé » en Afrique. D’ailleurs, on la retrouve ce mois-ci en couverture du magazine Forbes Afrique dans son classement annuel des 30 jeunes africains les moins de 30 ans les plus influents[5] sur le continent.
Ses projets
Logo de “CHIL AI LAB” – source site internet
« CHIL AI LAB » travaille sur un projet de cartes à puce médicale dont l’objectif, à terme, sera la sauvegarde numérique des données des patientes. Ces cartes devraient être commercialisées dans le monde d’ici à 2023, après des essais pilotes en Afrique de l’Est et en Afrique australe. Kaliisa souhaite également conquérir de nouveaux marchés, notamment en Asie et en Amérique latine.
Patricia Nzolantima est la fondatrice de la société « UbizCabs », un service de taxi haut de gamme, 100 % féminin, créé en 2018 en République Démocratique du Congo (RDC), une première en Afrique.
crédit image : Flux Africa
Pour l’année 2020, la serial entrepreneuse a lancé, ce mois-ci, une académie pour former jusqu’à 100 femmes chauffeurs de taxi dans le pays.
Elle espère ainsi changer les mentalités en RDC où les métiers dans les transports publics sont encore trop perçus comme des métiers d’hommes, restant très largement dominés par ces derniers. Elle souhaite également favoriser l’autonomisation économique des femmes en RDC.
crédit image : Flux Africa
Parce que les femmes africaines réussiront là où les hommes ont échoué. C’est les femmes africaines qui réécriront la nouvelle page d’histoire économique de l’Afrique”, Patricia Nzolantima.
Pour en savoir plus sur UbizCab et son académie de formation, lisez le super article écrit par Hermione ADJOVI pour fluxafrica
Patricia Nzolantima nous dévoile les secrets de sa réussite.
Christian Cédric Toé, jeune ingénieur Burkinabè âgé de 30 ans, est le célèbre inventeur de « Laafi Bag » : un sac réfrigérant capable de prolonger la durée de conservation des échantillons de laboratoire et des vaccins pendant quatre jours. Cette invention, une première mondiale, pourrait sauver la vie de millions d’enfants en zones reculées sur le continent africain.
C’est
quoi Laafi Bag ?
Laafi Bag est un équipement destiné à la conservation et au transport des échantillons de laboratoire et des vaccins aux normes recommandées par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). En plus de la conservation des produits pharmaceutique, ce sac pourrait également permettre aux populations de transporter d’autres produits périssables sur une longue distance.
La particularité de ce sac frigorifique est qu’il a
une autonomie de 90 heures (jusqu’à quatre jours), alors que les porte-vaccins
actuellement disponibles sur le marché ne fonctionnent que sur une durée de 12
à 24 heures.
L’autre atout majeur de Laafi Bag est son poids
léger ; cela facilitera grandement le transport du sac par les agents de
santé qui très souvent transportent à pied ou à moto les vaccins. Cette
invention va donc considérablement aider les professionnels de santé en Afrique,
surtout ceux qui vaccinent des enfants vivant dans des zones reculées et
difficiles d’accès.
Laafi Bag / source : page officielle Facebook de Genuine Concept
Mieux protéger les vaccins pour sauver les
enfants
Selon l’OMS, la couverture vaccinale en
Afrique reste très insuffisante et 260 millions d’enfants ne bénéficient pas
des vaccins qu’ils devraient recevoir. Un constat qui explique que le taux de
mortalité infanto-juvénile[1] en
Afrique reste l’un des plus élevé au monde. En effet, un enfant sur cinq de
moins de cinq ans meurt faute de soins de santé et de vaccination sur le
continent. Une situation responsable de près de trois millions de décès
d’enfants chaque année dans la région.
Photograph Karel Prinsloo/AP
Les agents de santé en Afrique constatent
aussi une inefficacité des vaccins qui serait imputable aux difficultés de
transport et de conservation des vaccins, surtout en milieu rural où
l’électricité n’est pas toujours accessible. Il est parfois même difficile de
conserver les denrées alimentaires en raison des périodes de forte chaleur
pouvant atteindre les 50°C dans certains pays.
“Il m’était particulièrement important de résoudre ce problème. Quand les vaccins ne sont plus dans les températures de conservation recommandées, ils deviennent comme des flacons d’eau. Et lorsque vous les injectez à un enfant, ils ne jouent plus leur rôle de protection, ” avait expliqué Christian à la BBC.
Christian vient donc apporter de l’espoir aux
populations des zones éloignées et difficiles d’accès en Afrique.
Arrivée
sur le marché en 2020
Laafi Bag sera commercialisé au printemps 2020,
après homologation de l’OMS. Les premiers tests sur le terrain sont prévus pour
début mars 2020. Et un catalogue d’équipements sera également mis à la
disposition des ministères de la santé des pays africains.
Ce sac réfrigérant constitue une avancée réelle en
matière de santé sur le continent, qui pourrait sauver la vie de millions de
jeunes enfants (surtout en milieu rural).
Logo de Laafi Bag / source : page officielle Facebook de Genuine Concept
Qui est Christian Cédric Toé ?
Dans plusieurs interviews promotionnelles accordées à la presse, Christian
indique avoir fait ses études en génie de système industriel à l’Université
polytechnique de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso. Incubé à l’Institut
International d’Ingénierie de l’Eau et de l’Environnement (2iE), il a été
sélectionné en 2016 pour participer à la 7e « Global
Entrepreneurship Summit (GES) » à l’Université de Stanford, en Californie
(États-Unis). Il a aussi été lauréat de la 2e édition du « Green
Start up Challenge », une compétition qui lui a ouvert les portes de
l’incubateur de 2iE.
Avec son entreprise « Genuine Concept » fondée en 2015, Christian travaille
actuellement en partenariat avec la « Direction de la Prévention par la
Vaccination du Burkina Faso » qui a pour objectif de contribuer à réduire
la mortalité chez les enfants dans le pays.
Il indique également que sa start up travaille sur un système de
géolocalisation visant à localiser les agents de santé en Afrique. Ce système
pourra permettre entre autres à ces derniers de surveiller en temps réel les
températures des produits pharmaceutiques.
Logo de Genuine Concept / source : page officielle Facebook
Dans un contexte sanitaire encore très inégal et difficile, il est important de saluer ce type d’initiative qui font avancer notre beau continent. Christian fait partie de cette jeunesse africaine ambitieuse et inspirante qui écrit aujourd’hui l’Afrique de demain !
Jesse Carlton Happy Ndongo, Camerounais de 29 ans, est le directeur général d’«Easy Group Experience», une agence événementielle qui opère en Afrique centrale. L’agence propose une multitude de services dans le marketing, l’événementiel, l’impression et l’audiovisuel.
Au cours des cinq dernières années, Jesse et son équipe ont supervisé plus de 1 200 événements en Afrique centrale.L’agence emploie près de 120 personnes à temps plein et 1 000 à temps partiel.
Jesse est également entrepreneur, philanthrope, écrivain et conférencier.
“Dès sa première année d’existence, notre organisation a aidé plus de 1 000 orphelins, avec près de 100 bénévoles en Afrique du Sud, au Zimbabwe, au Nigeria, au Gabon et au Cameroun”, dit-il.
forbes afrique
Deux années après la création de son association, Jesse a également publié son premier livre, “The What, Why and How of Charity ».
Les fonds récoltés grâce à la vente de ce livre lui ont permis d’aider environ 300 veuves et orphelins en leur fournissant des vivres et des livres. Aujourd’hui, face aux difficultés économiques causées par la crise sanitaire, son association est plus que jamais mobilisée sur le terrain et accompagne près de 100 orphelins dans leur scolaritéen Afrique.
Alors que le Cameroun se prépare à accueillir la Coupe d’Afrique des Nations 2021, en janvier prochain, Jesse est totalement mobilisé pour l’évènement. Le jeune homme souhaite encourager l’innovation, les partenariats et les investissements pour faire en sorte que son pays offre à l’Afrique une expérience mémorable.
Divine Ndhlukula est considérée aujourd’hui comme l’une des femmes entrepreneures les plus inspirantes en Afrique. Née en 1960 et originaire du Zimbabwe, elle a fait fortune dans la sécurité en fondant sa société SECURICO en 1999. Sa fortune personnelle est estimée à plus de 184 millions de dollars. Divine a également été désignée « Femmes d’Affaires de l’Année » cette année par le magazine Forbes Afrique. Voici son portrait !
Naissance d’un empire
Divine Ndhlukula est la fondatrice et Directrice
Générale de SECURICO SECURITY SERVICES, un groupe spécialisé dans la sécurité. Elle
représente également le bureau des femmes de la chambre de commerce du
Zimbabwe.
C’est à la fin des années 1990 que Divine fonde SECURICO, une société spécialisée dans l’industrie de la sécurité. Celle-ci propose à ses clients une offre de sécurité complète, tels que des officiers armés en uniforme, des véhicules blindés ou encore des chiens de garde entraînés. L’entreprise effectue également des enquêtes privées et du conseil en matière de sécurité. Le Groupe (SECURICO et ses filiales), avec une valeur nette estimée aujourd’hui à 809 millions de dollars, emploie près de 3500 personnes, selon le magazine Forbes Afrique.
SECURICO a été l’une des premières entreprises dans
l’industrie de la sécurité au Zimbabwe à recevoir la certification ISO9001 :
2008 (Système de Management de la Qualité), octroyant à celle-ci une crédibilité
et une renommée internationale.
Lutter contre les préjugés sexistes
Tous les experts s’accordent à reconnaître que Divine
a contribué au changement des mentalités dans son pays, favorisant ainsi
l’acceptation des femmes dans l’industrie de la sécurité au Zimbabwe. En effet,
comme beaucoup de femmes évoluant dans des milieux professionnels très
masculins, elle est victime de préjugés sexistes à ses débuts. Car, pour
beaucoup, la sécurité est une activité masculine où les femmes n’ont pas leur
place. Faisant fi des préjugés, elle parvient à rassurer et à convaincre ses
clients qu’elle peut diriger avec succès une entreprise de sécurité et leur
fournir un service de qualité ; le tout bien qu’elle soit une femme et
employant des femmes comme agents de sécurité dans son entreprise.
Etudes et parcours professionnel
Divine est titulaire d’un Master en Administration
des Affaires de la Midlands State University et d’un MBA de la Women’s
University en Afrique, décerné en reconnaissance de son leadership en affaires
et de ses initiatives en faveur de l’égalité des sexes. Elle est également
titulaire de diplômes en comptabilité et en marketing.
Elle a travaillé pour la société ZBC en tant
qu’administratrice comptable, puis chez Intermarket Life Assurance Company en
tant que Responsable Marketing jusqu’en 1999, où elle démissionne pour
concrétiser son projet et lancer SECURICO.
Distinctions et Philanthropie
Le leadership de Divine est reconnu par tous, comme
en témoignent d’ailleurs ses nombreuses distinctions. Elle a notamment reçu le
« Prix d’Entrepreneur de la Décennie » en 2002 et, cette année, le « Prix
de la Femme d’Affaires de l’Année » aux Forbes Woman Africa Awards. Son
entreprise SECURICO a également remporté plusieurs prix, dont celui de la « 7ème
Meilleure Entreprise de l’Année » en 2011 du National Quality Awards,
ainsi que « le Grand Prix Africa Awards for Entrepreneurship » en
2011 décerné par Legatum et Omidyar.
Divine est enfin une grande philanthrope, avec un
intérêt particulier pour les questions d’égalité des sexes et d’émancipation
économique et sociale des femmes en Afrique. Ses engagements et ceux de son
Groupe auprès de nombreuses organisations féminines peuvent en témoigner. Une
femme au grand cœur qui veut encourager les autres femmes, surtout les plus
jeunes, à oser se lancer dans l’entrepreneuriat. SECURICO emploie aujourd’hui plus
de 900 femmes, sans doute le plus grand employeur de femmes au Zimbabwe en
dehors de la fonction publique selon le magazine Forbes Afrique.
Divine est pour nous toutes un modèle. Une femme
inspirante pour toutes celles qui aspirent à l’émancipation et à la
liberté !
Image de couverture : photo de Madame Divine Ndhlukula (source magazine Forbes Afrique)
Le business plan ou « plan d’affaires » est un outil incontournable pour tout entrepreneur. C’est même une étape préalable avant de se lancer dans la création de son entreprise.
Qu’est-ce qu’un business plan ? Quelle est son utilité ? Quelles sont les composantes essentielles d’un business plan ? Comment réussir son business plan et les erreurs à éviter ? Comment réaliser un business plan simple et efficace ? Je réponds à toutes ces questions dans cet article.
À la fin de mon article, le business plan n’aura plus de secret pour vous et vous pourrez, tout seul, réaliser votre business plan.
Un business plan est un dossier très complet qui présente votre projet de création d’entreprise. Ce dossier présente l’ensemble des actions qui seront conduits par le porteur de projet, les moyens qu’il va déployer pour y parvenir ainsi qu’une indication sur son calendrier pour atteindre les objectifs fixés.
Quel est son utilité ?
Pour l’entrepreneur, véritable feuille de route, le business plan lui permet de structurer son projet. Grâce à ce dossier, l’entrepreneur pourra mesurer la maturité et le niveau d’aboutissement de son projet, juger du réalisme et de la rentabilité de celui-ci.
Le business plan est aussi un outil de communication destiné à vos futurs partenaires (investisseurs, associés, banques, proches). Son objectif est de convaincre vos interlocuteurs de vous suivre et de vous soutenir financièrement dans votre projet.
Que contient-il ?
Bien structurer son business plan est essentiel. Celui-ci doit contenir un certains nombres de points importants.
Je vais prendre un peu de temps dans ce paragraphe pour vous expliquer, étape par étape, les composantes essentielles d’un business plan.
Étape 1 : Présentation de votre projet
Tout business plan débute par ce que l’on appelle un « Executive summary » : Il s’agit d’une présentation très synthétique qui présente les grandes lignes de votre projet de création d’entreprise, de deux pages maximum. Cette présentation doit être « vendeuse » et donner envie à vos lecteurs d’en savoir plus sur votre projet.
On doit y retrouver les éléments suivants dans votre « Executive summary » :
–Votre activité et votre secteur d’activité : Vous devez être le plus précis possible : Par exemple, pour une boutique de vêtements, en plus du magasin, vous devez préciser si les clients auront la possibilité de commander en ligne, quels seront vos délais de livraison, le type de produits vendus, etc ;
–Les valeurs de votre entreprise : Vous devez mettre en avant les valeurs qui décrivent le mieux votre entreprise (entraide, solidarité, écologie, etc.). Il faut évoquer aussi la mission de votre entreprise ;
-Votre profil et les membres de votre équipe : Il faut parler de votre parcours, présenter votre équipe, leur parcours, leurs expériences, leurs points forts. Objectif : montrer qu’il y a une complémentarité entre votre parcours et celui des membres de votre équipe.
Étape 2 : L’étude de marché
Vous devez effectuer une analyse précise et complète de votre marché. L’étude de marché a pour but de montrer que votre produit répond à une demande réelle présente sur le marché. Votre offre vient donc matcher cette demande !
Votre étude de marché doit évoquer les éléments suivants :
–L’analyse du marché ;
–Les tendances sur le marché ;
–Les contraintes et réglementations sur votre secteur d’activité, c’est-à-dire l’obtention d’un diplôme ou d’une autorisation obligatoire pour exercer et autres démarches administratives nécessaires ;
–Votre implantation : Où sera située votre entreprise ;
–Le profil de vos futurs clients : Sexe, âge, zone géographique, catégorie socioprofessionnelle, etc ;
–Vos concurrents : Qui sont-ils ? Quelles sont leurs forces et leurs faiblesses ;
–Votre positionnement et votre avantage concurrentiel : Quel sera votre positionnement par rapport à la concurrence ? Quel sera votre « petit truc » à vous qui fera la différence (allez-vous jouer sur les coûts, les prix, le savoir-faire technique, etc.).
Grâce à votre étude de marché, l’identification de vos concurrents existants et de votre cible, vous allez pouvoir établir le modèle économique de votre entreprise.
Dans cette étape, vous devez répondre à la question cruciale suivante : comment votre entreprise va-t-elle gagner de l’argent ? Par exemple : le modèle économique de la presse, c’est principalement la publicité et l’abonnement (notamment pour la Presse écrite).
Cette étape est très importante, accordez-vous suffisamment de temps pour bien définir quelle sera votre stratégie commerciale.
C’est dans cette étape qu’il faut également développer votre stratégie de communicationet de marketing. Il s’agit d’expliquer ici comment votre entreprise va attirer et fidéliser ses futurs clients. On est vraiment dans de l’autopromotion. Vous devez aussi réfléchir à votre image de marque (logo, signature, discours commercial, etc.).
Étape 4 : La partie juridique
La structure juridique de votre entreprise, c’est l’aspect légal de votre projet.
On doit y retrouver les éléments suivants :
–Le régime social ;
–La responsabilité du dirigeant ;
–Le régime fiscal de l’entreprise ;
–Les règles de fonctionnement de votre entreprise.
Je vous conseille de vous renseigner auprès de la chambre de commerce de votre pays d’origine, car ces éléments peuvent varier d’un pays à un autre, notamment le régime social ou encore le régime fiscal.
C’est la partie qui va le plus intéresser vos futurs partenaires. Ils pourront ainsi se baser sur les données financières indiquées dans votre dossier pour évaluer de la rentabilité de votre projet ou pas.
La partie financière de votre business plan doit contenir les éléments suivants :
–Le plan de trésorerie : C’est l’argent immédiat disponible de votre entreprise. Le plan de trésorerie annuel présente les rentrées d’argent et les sorties d’argent de votre entreprise prévu la première année. Cela vous permettra d’établir votre trésorerie mensuelle disponible. Car vous pourrez, d’une part, identifier les dépenses (les sorties d’argent) que vous devrez prendre en charge et, d’autre part, vous assurez d’avoir suffisamment de rentrées d’argent pour payer vos dépenses.
–Le compte de résultat prévisionnel : Vous devez identifier deux colonnes : les charges (les dépenses) et les produits (les recettes) durant une période. La différence entre les deux colonnes indique soit des pertes ou soit des bénéfices pour votre entreprise.
Dans le compte de résultat, on doit y retrouver : le chiffre d’affaires prévisionnel, celui-ci découle de votre étude de marché ; les dépenses prévisionnelles (achat de marchandises, de matières premières, frais de transport, impôts, etc).
Le but ici est de rassurer les investisseurs que votre chiffre d’affaires prévisionnel sera en mesure de couvrir les dépenses prévisionnelles. Il s’agit aussi de montrer que la rentabilité dégagée permettra de vous rémunérer et de rémunérer votre équipe.
–Le bilan prévisionnel, avec d’un côté, l’actif (tout ce que l’entreprise possède : bien immobilier, stock) ; et, de l’autre côté, le passif (ce sont les dettes de l’entreprise).
–Le plan de financement : C’est un outil prévisionnel qui permet à l’entrepreneur d’anticiper ses futurs besoins en financement, de son lancement jusqu’aux trois premières années d’activité. Le plan de financement est constitué des emplois et des ressources.
–Le fonds de roulement et le besoin en fonds de roulement : c’est un peu technique et long, je vous invite à rechercher vous-même sur Internet.
La partie financière du business plan est assez technique et souvent redoutée des entrepreneurs débutants. Cependant, j’ai tenu à vous lister l’ensemble des éléments essentiels qui doivent y figurer. Ces éléments sont importants pour vos futurs partenaires afin de leur permettre de juger de la rentabilité ou pas de votre projet de création d’entreprise.
Je ne suis volontairement pas rentrée dans les détails de chaque élément pour ne pas vous embrouiller ou vous perdre. Mais si vous êtes curieux et que vous voulez approfondir certain élément, je vous invite à faire une petite recherche sur Internet.
Cette partie étant un peu technique, certains entrepreneurs décident parfois de se faire aider par des professionnels (experts-comptables, consultants, analystes financiers…). L’aspect financier de votre projet de création d’entreprise étant très important, il est fortement recommandé d’investir un peu d’argent afin de s’offrir les services d’un professionnel. Cela vous permettra ainsi de mettre toutes les chances de votre côté pour convaincre vos futurs partenaires de vous suivre. Des personnes qui pourront vous financer et vous aider à concrétiser votre projet de création d’entreprise.
Quelques conseils pour réussir votre business plan
–Soyez préciset concis : Évitez les généralités et les approximations. Mentionnez bien vos sources pour justifier vos chiffres ou vos affirmations.
-Restez simple : Évitez les termes un peu trop “technique” car tous vos lecteurs doivent vous comprendre en lisant votre business plan.
–Structurez votre propos et soignez la forme de votre dossier : Vous devez respecter chaque étape du business plan. Faites attention aux fautes d’orthographe. Allégez au maximum vos phrases. Ajoutez aussi des visuels. Gardez à l’esprit, la qualité avant la quantité !
–Mettez en avant votre motivation : Ayez un ton optimiste et dynamique. Cela montrera à vos interlocuteurs que vous croyez en vous et en votre projet.
Comment faire un business plan
Faire son business plan tout seul n’est pas facile, surtout la partie financière qui s’adresse à vos futurs partenaires.
Vous pouvez demander de l’aide à vos proches ou à des professionnels, comme je l’ai mentionné plus haut : Experts-comptables, chambre du commerce et de l’industrie de votre pays d’origine, chambre des métiers ou à des experts spécialisé dans l’accompagnement des jeunes entrepreneurs. Alors, bien sûr, cela va nécessiter un effort financier de votre part. Cependant, si vous n’avez pas beaucoup d’argent, vous pouvez uniquement solliciter de l’aide pour la partie financière qui, je vous l’accorde, est un peu technique.
Enfin, sachez aussi que vous avez de nombreux outils en ligne, accessibles et gratuits, pour vous aider à créer votre business plan.
Par exemple le site «lecoindesentrepreneurs.fr» vous propose de créer votre business plan grâce à leur logiciel en ligne gratuit. C’est simple et rapide, vous êtes guidé étape par étape pour réaliser votre dossier.
Benjamin Shoriwa Shaun, 30 ans, est un jeune entrepreneur originaire du Zimbabwe et co- fondateur de « Simba Solutions » : une entreprise qui fournit des solutions TICs[1] pour les entreprises, telles que des applications mobiles et des sites web, des serveurs cloud et la production vidéo.
Un autodidacte
Benjamin est un autodidacte. À l’âge de 16 ans, il apprend seul la programmation informatique. Et il ne lui faut pas longtemps pour devenir un as de la programmation et décider d’en faire son métier.
Il dirige aujourd’hui l’entreprise et est aussi responsable du développement de « Simba Solutions », anciennement connu sous le nom de « N-Sho Technologies ».
Une aventure familiale
Le jeune homme crée l’entreprise en 2008, avec son frère, au Cap (en Afrique du Sud). Peu après, il décide de déménager l’entreprise dans son pays d’origine lorsque le gouvernement zimbabwéen adopte la loi de régulation des technologies et des applications mobiles dans le pays.
Cela s’est avéré être un tremplin vers des projets technologiques plus importants et plus diversifiés “, explique Benjamin.
Des partenaires prestigieux
Le plus grand succès de l’entreprise, à ce jour, est le développement d’une application mobile et d’un portail web pour le programme « ICT Essentials for Teachers » de l’UNESCO, afin de doter les enseignants ruraux des compétences essentielles pour enseigner les TICs aux élèves.
L’entreprise travaille aujourd’hui avec une quinzaine de petites entreprises. Elle mène également des initiatives dans les collectivités afin de promouvoir les nouvelles technologies (20 initiatives communautaires par an) et soutient plusieurs familles. Il envisage aussi de mettre en un programme de stages pour les jeunes qui s’intéressent aux TICs.
À l’occasion du Salon national de l’agriculture de 2018, Benjamin et son équipe ont été choisis pour programmer une plateforme de réalité virtuelle avancée pour la compagnie d’électricité du pays.
Une ambition mondiale
L’ambition de Benjamin est de créer une marque mondiale. Et c’est plutôt bien partie, car l’entreprise a annoncé l’ouverture de deux bureaux en Afrique, sans pour autant préciser dans quels pays.
Éric Muli, 28 ans, est un jeune entrepreneur Kényan, fondateur de « Odyssey Capital » créé en 2014. L’entreprise propose des produits et services financiers à destination des particuliers (à faibles et moyens revenus) ainsi qu’aux entreprises au Kenya.
Le jeune homme propose notamment des prêts commerciaux et des avances sur salaire via une structure appelée « Lipa Later », une filiale de son entreprise.
Réussite et reconnaissance internationale
Depuis sa création en 2014, « Odyssey Capital » a réussi à se frayer un chemin dans le monde très difficile de la finance au Kenya. Preuve de cette réussite, l’entreprise collabore aujourd’hui avec plusieurs grands groupes internationaux tels que Samsung, Huawei, TECNO Mobile, Walmart et Airtel. De très prestigieux partenaires qui apportent à l’entreprise d’Éric une reconnaissance internationale.
L’année dernière, « Odyssey Capital » a même été salué par le très prestigieux « London Stock Exchange Group ».
Conquérir l’Afrique
La société a également ouvert des bureaux en Ouganda et en Tanzanie. Mais Éric n’entend pas s’arrêter là. Le jeune homme est très ambitieux. C’est carrément toute l’Afrique qu’il veut conquérir.
« Nous construisons une entité africaine et pas seulement une entité locale. » Éric Muli.
Une entreprise paritaire
Au fil des années, l’entreprise a su constituer une équipe solide : plus de 100 employés aujourd’hui et 500 agents commerciaux sur le terrain. Éric milite également pour la parité en entreprise et applique strictement celle-ci à l’embauche.
À la fin de ses études secondaires au Kenya, Éric obtient une bourse pour étudier au Babson College à Wellesley aux États-Unis. Pendant ses études en Amérique, il crée sa première entreprise, une société de marketing appelée « Jossle ».
Le retour au pays
Malgré cette expérience enrichissante aux Etats-Unis, Éric n’est pas totalement épanouie. Le jeune homme ressent en effet un vide en lui et est convaincu qu’il lui manque quelque chose. À cet état, s’ajoute le mal du pays.
« En obtenant mon diplôme en 2014, j’avais un désir ardent de retourner chez moi et de commencer à construire une entreprise qui aurait un impact sur les communautés dans lesquelles j’ai grandi », explique-il à Forbes Afrique.
C’est ainsi que l’année de son retour au Kenya, Éric crée « Odyssey Capital ».
Le parcours d’Éric est très inspirant ! Et j’aime beaucoup l’idée de l’accès au financement pour tous. Cela est une chance pour les ménages défavorisés à qui les banques ne prêtent pas en Afrique. L’entreprise d’Éric est donc une alternative pour eux.
Dans cet article, je vous explique pourquoi c’est important que votre entreprise soit visible sur le web et vous montre les bénéfices de cette visibilité pour votre entreprise. En effet, depuis que je m’intéresse à l’entrepreneuriat en Afrique, j’ai pu constater que beaucoup de jeunes entrepreneurs qui se lancent dans l’entrepreneuriat négligent énormément le numérique. Et ils ont tort !
Des Africains davantage connectés et présents sur le web
D’abord, le web plait beaucoup aux africains, surtout les jeunes. En effet, le continent africain est plus que jamais connecté aujourd’hui et les africains sont de plus en plus équipés en smartphone. Aussi, la jeunesse africaine passe beaucoup de temps sur le web : que ce soit pour rester en contact avec leurs amis, suivre l’actualité dans le monde, ou effectuer des achats en ligne.
Face à ce constat, on saisit donc l’enjeu pour tout entrepreneur en Afrique d’être visible sur le web.
Absence de visibilité et manque de rigueur
J’ai pu relever deux problématiques majeures au sujet de la visibilité en ligne des jeunes entrepreneurs en Afrique :
Premier constat : les entrepreneurs africains et leurs entreprises sont peu visibles sur le web, voire pas du tout.
Deuxième constat : les quelques entrepreneurs et leurs entreprises visibles sur le web manquent de rigueur. Une absence de rigueur notamment visible sur leur site internet professionnel (exemple : absence de certaines rubriques essentielles, comme la rubrique « contact »), et sur les réseaux sociaux (absence de régularité des publications ; mauvaise qualité des visuels utilisés ; contenu parfois inadapté à leur public…). En termes d’image de marque, ce n’est vraiment pas top. Pire, ces manquements traduisent un manque de professionnalisme. Difficile donc de vous prendre au sérieux !
Être présent sur le web est bénéfique pour un entrepreneur
Et cela pour plusieurs raisons :
Première raison = la visibilité : quand vous créez votre activité, votre objectif est de réaliser des ventes. Par conséquent, votre défi sera alors de trouver de nouveaux clients, en investissant les endroits où ils se trouvent. Bonne nouvelle, certains de vos futurs clients se trouvent justement sur le web.
Par ailleurs, sachez qu’un site internet professionnel est la base pour être visible aujourd’hui sur Internet : c’est l’identité virtuelle de votre entreprise. Un espace qui regroupe toutes les informations essentielles pour vos clients.
Deuxième raison= l’audience et lanotoriété (les deux termes vont ensemble pour moi), grâce aux réseaux sociaux : vous allez pouvoir faire connaître votre entreprise ; gagner en audience et séduire de nouveaux clients, en plus au-delà des frontières. Et plus vous avez de clients, plus vous gagnez de l’argent !
Troisième raison = l’interaction et la proximité avec vos clients : sur les réseaux sociaux, vous allez pouvoir discuter avec vos clients, avoir leurs retours sur vos produits ou sur vos services. Ces retours vous seront bénéfiques et vous permettront d’améliorer votre offre afin de mieux satisfaire votre clientèle.
Quatrième raison = créer du lien et fidéliser vos clients
Pour conclure : le web fait partie de notre quotidien. La réalité est qu’aujourd’hui, aucun entrepreneur sérieux ne peut se passer du web, ne serait-ce que pour faire connaître ses produits. Et comme nous venons de le voir, les bénéfices sont nombreux pour l’entrepreneur. Mon conseil est donc de vous lancer, vous apprendrez sur le tas.
Je vais essayer de publier d’autres articles sur ce thème, car la visibilité en ligne est devenue capitale aujourd’hui pour les entrepreneurs. Abonnez-vous pour être alerté dès la publication d’un nouvel article sur mon blog.
Enfin, comme d’habitude, vous pouvez m’écrire ou me laisser des commentaires, si vous avez des questions.
La nigériane Temie Giwa-Tubosun, fondatrice de LifeBank (une entreprise de distribution de produits médicaux), est l’heureuse lauréate de l’édition 2020 du concours Cartier Women’s Initiatives pour l’Afrique subsaharienne. Elle remporte ainsi un chèque de 100 000 $ US pour le développement de son entreprise.
Créé en 2016, LifeBank est une entreprise de distribution de produits médiaux qui assure la livraison de médicaments et des poches de sang jour et nuit dans les hôpitaux au Nigéria. Une offre qui soulage ainsi les médecins du stress associé à la localisation des réserves de sang ou encore de médicaments dans le pays, leur permettant de se concentrer sur le traitement des patients.
Dans sa vidéo de présentation envoyée à la Fondation Cartier Women’s Initiatives, Temie explique que son entreprise a déjà sauvé plus de 6 757 vies, transporté plus de 20 000 unités de sang et d’autres produits médicaux, servi 450 hôpitaux et engagé 5 823 donneurs.
Temie espère avec son entreprise sauver un million de vies à travers l’Afrique dans 10 ans. Elle souhaite également élargir ses activités à toute l’Afrique, l’Inde, l’Asie du Sud-Est et l’Amérique du Sud ; et devenir éventuellement une entreprise publique rentable au service de sa collectivité.
Temie, sélectionnée parmi 21 finalistes, était en compétition avec 1200 candidatures provenant de 162 pays dans 7 régions. Une gagnante a été sélectionnée dans chaque région et a remporté la somme de 100 000 $ US, les deuxième et troisième finalistes ont reçu la somme de 30 000 $ US.
Depuis 2006, Cartier Women’s Initiative a aidé 240 femmes–dans 56 pays–à atteindre leur plein potentiel en mettant en lumière leurs réalisations, tout en leur fournissant le soutien financier, social et humain nécessaire pour développer leurs entreprises et leurs compétences en leadership. Cette initiative est ouverte aux entreprises dirigées et détenues par des femmes à travers le monde dans le but d’assurer un impact social et environnemental fort et durable tel que défini par les objectifs de développement durable des Nations Unies.
Sources : Bella Maïja et Cartier Women’s Initiatives
Image de couverture : Temie Giwa-Tubosun, source Cartier Women’s Initiatives
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