En tant que créatrice de contenus sur l’Afrique, trouver des images africaines sur Internet était une tâche très difficile. Alors trouver des images africaines libres, gratuites et de haute qualité, cela était presque mission impossible, pour moi. Jusqu’au jour où j’ai découvert le site Iwaria : une plate-forme en ligne qui montre des africains dans des situations de la vie courante. Les photos sont prises par des photographes expérimentés.
J’ai décidé, aujourd’hui, de vous parler un peu de cette plateforme. Car je pense qu’elle peut vous être utile en tant qu’entrepreneur, notamment pour vos supports de communication ou de marketing.
Iwaria est une banque d’images dédiée à l’Afrique qui propose des photos montrant des Africains dans leur vie quotidienne. Une première sur le continent !
Les images couvrent presque tous les domaines de la vie courante en Afrique : le travail, la nature, la ville, la culture, l’univers start-up, la nourriture, la COVID-19, les émotions, et d’autres thématiques. C’est, en quelque sorte, le “Google Images” africains !
Quels sont les avantages de la plate-forme Iwaria ?
La particularité de la plate-forme Iwaria, c’est d’abord la gratuité des photos présentes sur le site.
Ensuite, toutes les photos sont sous-licence « Creative Commons Zero », c’est-à-dire libre de droit. Vous pouvez donc utiliser les images et les modifier comme vous le voulez. Après moi, personnellement, je mentionne toujours la plate-forme ainsi que le photographe, notamment sur les réseaux sociaux. C’est le minimum, et par respect pour le travail de l’équipe et celui des photographes.
Un autre avantage, et pas des moindres, les photos sont vraiment de très bonne qualité. Car elles sont prises, pour la grande majorité, par des photographes professionnels en free-lance. Le résultat donne des photos magnifiques ! Vous avez enfin la possibilité de télécharger les photos dans plusieurs tailles (petite, moyenne, grande et en taille originale).
Iwaria, un concept originaire du Bénin
À l’origine de cette idée, deux jeunes Béninois, Aurelle Noutahi et Basile Barrincio. Les deux jeunes créateurs se sont lancés dans cette aventure après avoir constaté, comme moi, qu’il était très difficile pour les créateurs de contenu africain (blogueurs, graphistes, journalistes, publicitaires, …) de trouver des images qui montraient des africains dans leur vie courante. C’est ainsi qu’ils ont eu l’idée de concevoir cette plate-forme afin justement de répondre à cette problématique.
Personnellement, j’aime beaucoup cette plate-forme, car elle me permet d’avoir des images africaines gratuites, libres, et de très bonne qualité pour illustrer mes articles dans mon blog, mais aussi mes publications sur les réseaux sociaux. C’est un stress en moins et des économies en plus, car, comme tout le monde, je n’ai pas spécialement les moyens de m’offrir les services d’un photographe.
Enfin, en tant qu’utilisatrice originaire d’Afrique, j’éprouve aussi un sentiment de fierté et d’appartenance. Car je me retrouve totalement dans les photos. Grâce à la plate-forme Iwaria, j’ai un blog sur l’Afrique àmon image et qui reflète bien l’ADN de celui-ci.
Damilola Olokesusi est la co-fondatrice de la start-up nigériane « Shuttlers ». Il s’agit d’une plate-forme numérique qui permet aux utilisateurs de réserver, en ligne ou via une application mobile, des trajets sur des lignesfixes et à prix abordables en covoiturage.
Les utilisateurs peuvent réserver une place, effectuer des paiements et suivre les mises à jour de leur transport en temps réel dans une voiture partagée avec d’autres personnes.
L’entreprise pratique des prix inférieurs de 60 % à 80 % à ceux des services de transports publics dans le pays.
L’agression de sa sœur
Damilola a eu l’idée de lancer son entreprise, après l’agression de sa sœur par des hommes armés déguisés en chauffeurs de bus, alors qu’elle se rendait au travail.
Cette horrible expérience a suscité en moi l’envie de créer une solution que mes collègues, mes amis, ma famille et moi-même pouvions utiliser », explique-t-elle au magazine Forbes Afrique.
Des soutiens très prestigieux
L’entreprise a reçu des subventions de la Banque mondiale, d’Airtel et de Sahara Energy, qui lui ont permis de se développer très rapidement : elle est passée d’un itinéraire à 22 itinéraires à Lagos.
L’un de mes plus grands moments dans l’entreprise a été la rencontre avec le Président Muhammadu Buhari et le Vice-président Yemi Osinbajo lors d’une réunion privée… où j’ai eu l’occasion d’expliquer ce que nous faisons chez Shuttlers. »
Le même jour, je me suis présentée devant Mark Zuckerberg, le meilleur moment a été lorsqu’il a mentionné ‘Shuttlers’ dans l’un de ses messages sur Facebook », raconte-t-elle dans son entretien avec le magazine Forbes Afrique.
Une reconnaissance internationale
Depuis sa création, l’entreprise de Damilola a reçu de nombreux prix. Elle a notamment été l’une des lauréates du prix « Women In Africa for the Digital and Technology Award 2017 ». Et désignée également « Global Shaper » par le Forum économique mondial.
Les femmes, une cible stratégique
En proposant des trajets fixes, Damilola a vu juste. En effet, certains trajets du quotidien (domicile-travail) peuvent être source de stress et d’angoisse, surtout pour les femmes. Avec son idée d’entreprise, la jeune femme apporte une alternative aux transports publics.
Affiliation, publicité, commission, abonnement ou encore la vente de biens et services figurent aujourd’hui parmi les modèles économiques les plus tendances pour gagner de l’argent sur Internet. Dans cet article, je vais vous expliquer chacun de ces modèles économiques.
Si vous êtes porteur de projet, cet article vous sera bénéfique, car il vous donnera des éléments de compréhension pour vous aider à définir votre stratégie commerciale par rapport à vos concurrents (prix, coûts, produits, quantités, etc.).
Qu’est-ce qu’un modèle économique ou « business model » ?
De façon simplifiée, le modèle économique (aussi appelé « business model » en anglais), c’est le procédé par lequel l’entreprise gagne de l’argent. Le modèle économique répond à la question : comment une entreprise crée-t-elle de la richesse ?
Mon périmètre d’analyse aujourd’hui, c’est Internet. Je vais donc m’intéresser à comment un entrepreneur ou même un particulier peut générer des revenus grâce à Internet. Il existe plusieurs moyens différents de gagner de l’argent aujourd’hui avec Internet. J’en ai retenu cinq, et je vous les explique ci-dessous.
C’est l’un des moyens le plus accessible aujourd’hui pour gagner de l’argent sur Internet, selon moi. Pas parce que c’est le moyen le plus facile, mais parce que c’est le moyen le plus accessible à tout le monde. Il suffit d’avoir des compétences basiques en création de site sur WordPress ou Blogger, du temps, de la persévérance, et vous pouvez commencer. J’ai moi-même créé mon blog Akoumain sur WordPress alors que je n’avais aucune compétence basique en création de site. C’est pour vous dire que tout le monde peut y arriver. Ce n’est vraiment pas difficile !
Pour ce modèle économique le facteur clé de succès est le trafic que votre site va générer, en nombre et en qualité (le ciblage est particulièrement important).
L’affiliation, c’est lorsqu’un affilié (par exemple un blogueur) réfère des clients ou des prospects à un fournisseur de biens ou de services.
Par exemple, si vous êtes blogueur, vous allez pouvoir insérer dans vos articles des liens sponsorisés qui vont rediriger vos lecteurs vers des sites marchands, comme Amazon. Vous allez pouvoir gagner un pourcentage de la vente qui découlera éventuellement du trafic que vous aurez envoyé vers ce site. Dit autrement, vous toucherez de l’argent sur chaque achat effectué sur le site de ce fournisseur par votre lecteur. Après tout, c’est un peu grâce à votre lien dans l’article que le lecteur a pu se rendre sur le site marchand en question et y a effectué des achats. Il est donc normal que vous touchiez une petite somme d’argent sur cet achat (la commission).
Le programme d’affiliation Amazon (Amazon Partenaires) est particulièrement prisé des blogueurs. Vous avez également des plates-formes d’intermédiation qui mettent en relation affiliés et fournisseurs de produits ou services, comme Offervault.
C’est le modèle économique depuis des décennies des médias prints et des chaînes de télévision. C’est lorsqu’une entreprise intègre la publicité dans tout ou partie de sa stratégie commerciale.
Grâce à votre plate-forme en ligne, vous faites la promotion des biens et services d’un fournisseur (vendeur). Vous pouvez toucher une commission sur chaque achat effectué par l’internaute sur le site du vendeur ou être rémunéré au “clic” (ici la simple visite de votre internaute sur le site du vendeur, sans l’acte d’achat, suffit pour gagner de l’argent).
Modèle économique numéro 3 : La vente de biens et services (l’e-commerce)
La vente de biens et services est un modèle économique classique, mais ici la vente a lieu sur Internet. Exemples de places de marché en ligne : Jumia, Afrimarket, Amazon, Cdiscount, etc.
Modèle économique numéro 4 : L’abonnement
Similaire un peu à la vente de biens et services en ligne que nous venons de voir plus haut. La différence ici, c’est que le client vous paye de manière périodique (par semaine, par mois, par an) pour accéder à des services ou divers contenus que vous proposez sur Internet.
Les exemples les plus parlants, ce sont les fournisseurs de contenus sur Internet, je pense à Netflix, Spotify ou encore les journaux (Jeune Afrique).
Le modèle économique numéro 5 : Le courtage (la mise en relation)
Vous faites l’intermédiaire entre le vendeur et l’acheteur, similaire un peu à un agent immobilier, un banquier ou un courtier en assurance.
En tant qu’intermédiaire, là encore, vous êtes rémunéré à la commission. Je peux vous citer la plate-forme PayPal qui propose une solution de paiement aux vendeurs en permettant à leurs acheteurs de payer directement via la plate-forme PayPal. Celle-ci reverse par la suite aux vendeurs l’argent de l’achat effectué par l’acheteur.
Mais vous avez également des sites de réservations en ligne, hôtellerie (Booking.com), hébergement (Airbnb), billetteries (trains et avions), etc.
Internet offre aujourd’hui d’immenses possibilités pour générer des revenus. Cependant, votre niveau de réussite dépendra de plusieurs facteurs à prendre en compte, notamment : Votre niveau de trafic, le choix de votre cible (Un bon ciblage peut se révéler très rentable), la qualité de votre offre.
L’objectif de cet article était vraiment de vous présenter les différents modèles économiques qui existent sur Internet.
Pour les porteurs de projet, peut-être encore en phase de réflexion par rapport à votre stratégie commerciale, je voulais vous donner des éléments de compréhension susceptibles de vous aider à déterminer la manière dont vous pouvez gagner de l’argent avec votre future activité.
Et comme j’ai l’habitude de terminer mes articles, si vous souhaitez approfondir votre réflexion sur certains modèles économiques, Internet est vraiment votre meilleur ami.
Ça y est, vous avez enfin trouvé votre idée de business ! Cependant, avant de vous lancer, vous devez réaliser une étude de marché. Cette étape est très importante et particulièrement utile au porteur de projet. C’est d’ailleurs une étape essentielle du business plan.
Le principal objectif de l’étude de marché pour un entrepreneur est de réduire au maximum les risques. Grâce aux informations récoltées, il aura une bonne connaissance de l’environnement de sa future entreprise. Et il pourra ainsi prendre les décisions les plus adéquates et adaptées. En définitive, plus l’entrepreneur connaîtra son marché, plus il sera capable de prendre les meilleures décisions pour son business.
Précision, il existe deux types d’études de marché : L’étude de marché quantitative : Il s’agit de quantifier et de mesurer le marché. Cette technique est basée sur des chiffres-clés et des statistiques à propos du marché, d’un secteur, d’une branche d’activité, etc.
L’étude de marché qualitative : Il s’agit d’analyser le comportement des consommateurs : Quels sont leurs besoins ? Leurs préférences ? Leurs attentes par rapport à tel produit/service. On est vraiment plus dans une logique qualitative. Les informations récoltées ici seront beaucoup plus précises.
Je parle uniquement dans cet article que de l’étude de marché quantitative. Car, réalisée avec sérieux, les données récoltées peuvent s’avérer très utiles à l’entrepreneur avant le démarrage de son activité. J’essayerai, plus tard, d’écrire un article similaire sur l’étude de marché qualitative.
Comment réaliser votre étude de marché en 4 étapes ?
Vous pouvez réaliser vous-même votre étude de marché quantitative, mais vous avez aussi la possibilité d’être assisté, en tout ou partie, par un professionnel (peut être plus à l’aise avec les chiffres que vous !).
Étape 1 : Définition du marché
L’objectif ici est d’avoir une vision d’ensemble du marché.
Identification et évolution de votre marché.
Vous devez répondre aux quatre questions ci-dessous :
– Dans quel marché votre entreprise va-t-elle évoluer ?
– Qui seront vos futurs clients/utilisateurs ?
– Quel marché géographique souhaitez-vous cibler ?
– Quelles sont les évolutions de votre futur marché ?
Vos concurrents directs et indirects (produits et services)
Vous devez vous intéresser ici aux produits/services qui seront vos concurrents directs, mais aussi indirects, c’est-à-dire, des produits/services qui peuvent se substituer à vos produits.
Tous les acteurs Clients, utilisateurs, concurrents et prescripteurs. Pour avoir une connaissance pointue de votre marché, vous devez au préalable identifier et définir les principaux acteurs présents dans celui-ci.
Étape 2 : Analyse de la demande
L’évolution de votre demande
Vous devez regarder les tendances d’évolution de la demande : Quelle est la taille de votre marché et quelles sont les quantités vendues par vos concurrents ? Quel est le nombre de clients sur le marché ? Comment évolue ce chiffre ?
Le comportement des clients ou des utilisateurs
L’idée, ici, est d’avoir une photographie de vos futurs clients/utilisateurs puis d’essayer de déterminer leurs comportements :
– À quelle occasion le client achète-t-il ou utilise-t-il le service/produit que vous proposez ? Où ? Pourquoi ? Comment ?
– Les clients/utilisateurs sont-ils satisfaits ?
– Quelles sont leurs motivations ? Quels sont leurs freins ?
– Quel est leur perception du produit/service présent sur le marché ?
– Quels pourraient être les axes d’amélioration de ce produit/service ?
Segmentation de la demande Maintenant que vous avez une vision d’ensemble de vos clients/utilisateurs, vous devez dans un deuxième temps segmenter ces derniers. Cette démarche vous permettra ainsi d’identifier votre cible prioritaire.
Étape 3 : Analyse de l’offre
L’analyse de l’offre vient compléter l’analyse de la demande (vu précédemment). Avoir une analyse fine de votre offre vous aidera à définir efficacement votre stratégie.
L’évolution globale de l’offre Vous devez présenter les différents produits/services et les entreprises présentes sur le marché, sans oublier les leaders.
Caractéristiques de vos concurrents (leur offre et leur entreprise) – Qui sont-ils ? Où sont-ils
– Que vendent-ils ? À quel prix
– Comment vendent-ils ? À qui vendent-ils ?
– Quels sont leurs résultats financiers ?
– Quel est leur avantage concurrentiel ? Quelle est leur part de marché ?
– Quelle est leur stratégie de communication et de marketing ?
– Leurs clients/utilisateurs sont-ils satisfaits ?
Étape 4 : Analyse de l’environnement de votre projet
Cette étape consiste à identifier les facteurs qui pourraient, plus ou moins, avoir une influence positive ou négative sur votre marché, et donc sur votre business.
Il y a six composantes à prendre en compte :
– Politique : la stabilité politique, quel est le régime en place, la politique en matière de fiscalité, de commerce, etc.
– Économique : la conjoncture économique actuelle, le taux de chômage, le revenu disponible, etc.
– Sociale : la culture, les valeurs et les normes, le niveau d’éducation, l’évolution de la démographie, les habitudes de consommation, etc.
– Technologique : les évolutions technologiques à venir, les secteurs concernés par ces évolutions, etc.
– Écologique : la place des enjeux environnementaux, les mesures en faveur de l’environnement, etc.
– Légale : la législation qui encadre votre activité, comment évolue-t-elle ? Le rôle des pouvoirs publics, le rôle des groupes d’influence et les organisations professionnelles, les lobbys, etc.
En conclusion
Après avoir réalisé votre étude de marché quantitative, vous devez maintenant être capable de juger de l’opportunité, ou pas, de démarrer votre activité dans le secteur qui vous intéresse.
L’étude de marché quantitative vous permet, non seulement, d’approfondir votre connaissance du marché mais, aussi, d’approfondir votre connaissance sur vos produits/services. Si vous n’êtes pas très à l’aise avec les chiffres, vous pouvez vous faire aider par votre entourage ou des professionnels.
Internet est votre meilleur ami, vous pouvez faire d’autres recherches pour complémenter votre réflexion sur l’étude de marché quantitative ! J’espère avoir pu aider certains d’entre vous à y voir un peu plus clair sur la nécessité de réaliser une étude de marché !
Peu importe si ce que vous devez faire est insignifiant. Faites-le aussi bien que possible.”
Gandhi
Ça y est, vous vous êtes décidé à vous lancer dans l’entrepreneuriat, et vous avez même déjà trouvé votre idée de création d’entreprise. Mais, voilà, vous ne savez pas par où commencer. Pas de panique !
Dans cet article, je vais vous lister et vous expliquer les différentes étapes de la création d’entreprise. Si vous êtes un peu perdu, suivez simplement les huit étapes ci-dessous.
Ces conseils vous aideront, à coup sûr, à concrétiser votre projet de création d’entreprise.
On commence par le début, et le plus difficile : trouver une idée d’affaire.
Selon moi, une “bonne” idée : c’est une idée qui apporte une solution à un problème identifié, pour laquelle il existe un marché économique et qui est faisable (sur le plan technique et économique).
Après avoir trouvé votre idée de création d’entreprise, il faudra penser à votre identité visuelle : nom, logo, signature, etc.
Vous devez faire une petite étude de marché rapide. Pour vous aider, posez-vous successivement ces quelques questions ci-dessous :
D’abord, à qui va s’adresser votre produit / service ? C’est-à-dire vos clients : quelles sont leurs caractéristiques : sexe, âge, goût, plutôt urbain ou rural, etc.
Ensuite, quel est votre offre ? C’est-à-dire votre produit. Je vends quoi exactement ? Cette question va vous aider à définir correctement votre produit, ses caractéristiques, ses usages, etc.
Puis, qui sont vos concurrents ? Sont-ils nombreux ? Quels sont leurs prix ? etc. Pour chaque concurrent, je vous conseille d’analyser leurs forces et leurs faiblesses. Cela vous aidera à positionner votre offre (notamment au niveau des prix). Aidez-vous du modèle SWOT[1].
Enfin, quelle distribution ? Comment vos clients auront –ils accès à vos produits/services ? (en ligne, en magasin physique, via des partenaires).
Cette liste de questions n’est pas très exhaustive, je vous conseille de regarder également sur internet, vous y trouverez d’autres conseils qui vous aideront à avoir un aperçu plus global de votre marché.
Votre projet est validé, c’est le moment de faire le point sur vos besoins en financement.
Pour commencer votre activité,vous avez besoin de combien d’argent ? Focalisez-vous d’abord uniquement sur les coûts fixes[2] (matière première, loyer, électricité, salaires, etc.).
Avez-vous suffisamment d’argent de côté pour vous lancer ? Sinon, combien de temps et quel montant vous devez épargner pour avoir suffisamment de capital pour vous lancer ?
Peut-être que vous aurez besoin de trouver un revenu complémentaire, voire un emploi à plein temps, afin d’épargner un peu d’argent avant de vous lancer.
C’est le moment de concrétiser votre projet. Cette étape est cruciale.
Un business plan est un document qui vous permet de chiffrer votre projet. Sur ce document vous allez pouvoir présenter vos offres, le marché, la stratégie et l’organisation de votre entreprise.
Le business plan vous permet de déterminer le futur équilibre financier de votre entreprise entre les dépenses et les recettes. De répondre, notamment, à la question : quand sera rentable votre entreprise, aussi bien sur le court terme que sur le long terme.
En gros, le business plan est le support écrit de votre projet (sur le plan financier).
Ça y est vous avez validé votre projet (concept, offre, finance…), c’est le moment de protéger votre idée.
Vous serez, sans doute, amené à partager votre idée avec des personnes extérieures (famille, amis, collègues, investisseurs). Vous devez assurer vos arrières et protéger votre idée, car on ne sait jamais.
Par définition, une idée n’appartient à personne. Cela signifie que n’importe qui peut s’inspirer de votre idée. En revanche, un nom, une marque, un logo, une signature, un brevet, un modèle…vous appartiennent.
Renseignez-vous auprès de “l’Institut national de la propriété industrielle” de votre pays d’origine. Cet établissement à caractère administratif est souvent placé sous la tutelle du ministère de l’Économie, de l’Industrie ou du Numérique. Les démarches varient d’un pays à l’autre. À vous de regarder de votre côté.
6- Recherchez vos financements
Vos économies personnelles ne suffisent pas pour lancer votre projet. Je vous propose plusieurs pistes à exploiter pour trouver vos financements.
La première possibilité est de faire appel à la générosité de votre entourage (famille, amis, collègues). Proposez-leur des parts dans votre entreprise. Cette contrepartie financière pourrait motiver certains de vos proches à vous prêter l’argent dont vous avez besoin pour vous lancer.
Ensuite, peut-être qu’il existe des organismes d’aide à la création d’entreprise dans votre pays d’origine. Renseignez-vous.
Enfin, il vous reste les banques et les investisseurs privés. Autant vous prévenir, ça ne sera pas facile, à moins d’avoir une idée révolutionnaire à la Steve Jobs. Car les banques et les investisseurs privés sont souvent très frileux à prêter de l’argent ; qui plus est, à de jeunes créateurs d’entreprise. Mais, on ne sait jamais, vous n’avez rien à perdre.
Pensez également à votre statut juridique et à votre statut fiscal.
Le statut juridique est le cadre juridique dans lequel vous allez exercer votre activité (seul ou à plusieurs). Dans certains pays, c’est le statut juridique qui détermine le type d’imposition auquel votre entreprise sera soumise.
En fait, les règles juridiques et fiscales varient énormément d’un pays à l’autre. Le plus simple, c’est de vous renseigner directement auprès des services compétents de votre pays d’origine. Il me semblait néanmoins important de mentionner cette étape. Car elle intervient dans le processus de création d’entreprise.
8- Commencez les démarches
Voilà, nous venons de faire un petit tour d’horizon de tout ce que vous devez savoir et faire avant de vous lancer. L’heure est maintenant à l’action.
C’est le moment de passer aux démarches administratives. Vous devez d’abord enregistrer votre société afin d’obtenir une immatriculation pour votre entreprise. Cette immatriculation vous octroie le droit d’exercer. L’appellation peut varier suivant les pays. Mais quel que soit le pays, vous devez enregistrer officiellement votre entreprise. À moins que vous n’optiez pour le secteur informel, ce dont je vous déconseille très fortement.
À cela s’ajoute également d’autres démarches administratives liées à votre activité : l’ouverture d’un compte bancaire, une assurance professionnelle, les différents documents commerciaux… Ces éléments vous aideront à bien commencer votre aventure entrepreneuriale.
Une fois la paperasse derrière vous, lancez-vous dans la conception de vos produits/services, recherchez vos clients et faites-vous connaître.
Voilà, vous savez maintenant tout ce que vous devez savoir avant de vous lancer dans la création de votre entreprise.L’article est un peu long, mais je voulais vraiment prendre le temps de bien vous expliquer les différentes étapes de la création d’entreprise. J’ai peut-être oublié certaines étapes importantes. Mais je ne pouvais, malheureusement, pas tout couvrir. D’ailleurs, si vous avez des remarques et des suggestions pour améliorer cet article, je suis preneuse.
Comme d’habitude, si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas à m’écrire (via le formulaire de contact ou dans les commentaires).
[1] L’analyse ou matrice SWOT est un outil de stratégie d’entreprise permettant de déterminer les options offertes dans un domaine d’activité stratégique. Tapez sur Internet « SWOT », et vous aurez des modèles pour aider.
[2] Les coûts fixes sont les coûts indépendants du niveau d’activité ou des quantités produites dont l’entreprise doit s’acquitter pour son bon fonctionnement (loyer, coûts administratifs, électricité hors production, etc.)
Image de couverture : Photo de Tyck via Iwaria.com
Vous ne pouvez être pleinement accompli qu’avec quelque chose que vous aimez.”
Maya Angelou
La semaine dernière, un internaute m’a écrit un e-mail dans lequel il m’expliquait être intéressé par l’entrepreneuriat en Afrique. Mais, problème, il n’avait aucune idée pour se lancer. En fait, Il souhaitait mon aide pour l’aider à trouver son idée de création d’entreprise.
Suite à cet échange, j’ai donc décidé d’écrire cet article afin d’aider d’autres personnes, peut-être, dans la même situation que cet internaute.
Mais avant de vous livrer mes conseils, j’aimerais formuler deux remarques préliminaires :
D’abord, qu’est-ce qu’une “bonne” idée ?
Selon moi, il s’agit d’une idée :
-qui apporte une solution à un problème identifié,
-pour laquelle il existe un marché économique,
–faisable (sur le plan technique et économique).
La “bonne” idée est donc la combinaison des trois composantes citées, ci-dessus, pour moi.
Ensuite, il faut avoir en tête une cible.
Vous pourriez, par exemple, cibler la classe moyenne.
Le terme de “classe moyenne” désigne des personnes dont les revenus sont situés dans la moyenne. On parle également de salaire médian. Vous avez aujourd’hui une classe moyenne qui émerge en Afrique : cadres, fonctionnaires, médecins, les repats[1], etc.
Je vous conseille donc d’avoir à l’esprit cette population en recherchant votre idée. Cela peut vous aider à trouver plus rapidement votre idée de création d’entreprise.
Voici donc, ci-dessous, mes sept conseils qui, à coup sûr, vous aideront dans votre recherche d’idée.
L’approche ici est de trouver votre idée de création d’entreprise en partant de vous. Posez-vous ces trois questions :
–Qu’est-ce que vous savez faire ?
–Qu’est-ce que vous aimez faire ?
Pour moi, ces deux questions sont liées : on peut savoir faire quelque chose et ne pas l’aimer. Et, inversement, on peut aimer quelque chose et ne pas savoir le faire. L’équation gagnante est de trouver quelque chose que vous SAVEZ faire et que vous AIMEZ faire. C’est toute la difficulté.
–Quel est votre talent ?
Il y a forcément un domaine dans lequel vous excellez. Si vous ne savez pas, interrogez vos proches. Vous pourriez exploiter ce talent pour créer votre affaire.
2- Soyez curieux
Observez autour de vous et analysez votre environnement. Faites fonctionner votre esprit critique. En d’autres termes, puisez votre inspiration dans la vie de tous les jours.
Par exemple : lorsque vous achetez un nouvel objet, essayez d’analyser ses défauts et ses axes d’amélioration (prix, forme, usage…). Ça marche également avec les services : quels sont les points faibles de ce service ? Les axes d’amélioration de ce service (prix, offre, service après-vente…) ? Bref, laissez libre court à votre imagination et à votre créativité.
3- Suivez votre passion
Faites de votre passion votre métier. Beaucoup d’entrepreneurs vivent aujourd’hui de leur passion. Ils ont tout simplement transformé leur passion en entreprise à plein temps. Et si vous aussi viviez de votre passion ?
Mon conseil : prenez quand même le temps de bien identifier un besoin spécifique et d’analyser le marché. Car on dit souvent que l’amour rend aveugle. Eh bien, c’est un peu pareil avec la passion !
4- Importez un concept de l’étranger
Inspirez-vous d’une idée qui vient de l’étranger. Vous avez des entrepreneurs en Afrique qui ont lancé leur entreprise simplement en n’important un concept venu d’ailleurs.
Je pense aux services de VTC ou encore à cette artiste Camerounaise qui a décidé de lancer son restaurant de poulet frit à l’américaine appelé “PFC”, en référence à “KFC” de la chaîne de restauration américaine !
Avantage en important un concept : vous avez la certitude que l’idée marche, car elle a fait ses preuves ailleurs. Vous avez seulement à décliner le concept, en vous adaptant aux spécificités locales de votre pays (offres, clients, fournisseurs…).
Précision : Vous pouvez importer un concept et vous en INSPIRER. Mais pas de COPIE. Et si vous copiez, faites-le avec intelligence en essayant de vous différencier au maximum. Car vous pourriez être poursuivi pour copie. Pensez donc à assurer vos arrières sur le plan juridique !
5- Pensez aux nouvelles technologies
S’aider des dernières nouveautés en matière d’innovation technologique pour créer son entreprise : robots, imprimante 3D, drones.
Pour certains secteurs d’activité, les nouvelles technologies peuvent constituer un vrai plus et révolutionner radicalement l’approche que l’on avait de ces activités.
Je pense au secteur agricole. Beaucoup de jeunes startups récemment créées en Afrique utilisent des drones dans les champs. Ces technologies permettent de moderniser l’agriculture et rendent même le secteur plus attrayant pour les jeunes en Afrique.
6- Faites de la veille…
-…dans un secteur spécifique : vous avez peut-être un secteur qui vous intéresse mais vous n’avez pas encore d’idée précise pour vous lancer. Le travail de veille sur ce secteur pourrait faire émerger en vous une idée de création d’entreprise.
– …dans la presse généraliste et spécialisée : il existe aujourd’hui des sites de référencement d’idées d’entreprise. Il suffit de s’inscrire à la newsletter, et un e-mail vous est envoyé dès la publication d’une nouvelle idée de business sur le site. Je suis inscrite à HelloBiz et à Jaimelesstartups, mais il y en a beaucoup d’autres.
Pensez également aux alertes sur Google (Google Alerts), très efficace pour se tenir informé de l’actualité web sur n’importe quel sujet.
De façon générale, restez en alerte : en regardant la télévision ou encore en lisant des magazines spécialisés (idéalement sur l’entrepreneuriat).
7- Analysez les tendances
Nous vivons dans un monde en évolution constante : évolution de la société, évolution économique… Ces évolutions créées forcément de nouveaux besoins. En étant attentif à ces changements, vous pourriez trouver votre idée de création d’entreprise. Votre idée viendrait justement répondre à un ou plusieurs de ces nouveaux besoins identifiés.
Voilà, j’espère que ces quelques conseils vous aideront à trouver votre idée pour vous lancer dans l’entrepreneuriat.
Enfin, ayez toujours sur vous un petit carnet pour y noter toutes les idées qui vous viennent à l’esprit. Et réservez-vous un petit créneau le weekend pour faire le tri dans vos idées notées pendant la semaine. Cela vous permettra d’exclure certaines idées et de garder les autres (celles faisables et qui vous inspireront le plus).
Mon dernier conseil : restez ouvert, et même si vous pensez avoir trouvé la « bonne » idée. Une idée ça se travaille.
À vous de jouer !
Et comme d’habitude, si vous avez des questions, n’hésitez surtout pas à m’écrire (via le formulaire de contact ou dans les commentaires).
Mon portrait d’entrepreneur de ce mois est le Docteur Diana Esther Wangari : jeune femme Kényane de 29 ans, médecin et entrepreneure dans le domaine médical.
En 2016, elle a co-fondé « Sagitarix » : une plateforme en ligne qui facilite la distribution de médicaments aux personnes qui en ont le plus besoin, en particulier les patients atteints de maladies chroniques.
Docteur Diana Esther Wangari
Je suis tombée, par hasard, sur un article de FORBES AFRIQUE qui parlait d’elle. Et j’ai trouvé Diana très inspirante. Je vous en dis un peu plus sur son entreprise « Sagitarix » et sur elle-même.
Comme je l’ai dit plus haut, l’activité principale de « Sagitarix », c’est la distribution de médicaments. Pour ce faire, la société a développé une application appelée « iSikCure » qui permet aux patients de commander des médicaments. Les médicaments sont ensuite livrés aux patients le même jour.
Diana, avec son équipe, a également créé une filiale, « Checkups Medical Centres », une clinique médicale de diagnostic rapide à faible coût qui intègre les nouvelles technologies.
L’entreprise compte aujourd’hui environ neuf cliniques, situées en grande majorité dans les zones rurales. L’année dernière la société a pu distribuer des fournitures médicales et des médicaments d’une valeur de plus de 200 000 dollars, selon la jeune femme.
Docteur Diana Esther Wangari
Dans son interview, Diana revient également sur son parcours et évoque ses motivations pour se lancer dans l’entrepreneuriat.
Ce qu’on retient d’elle : c’est que Diana est une femme médecin très passionnée et animée, depuis sa tendre enfance, par le désir d’aider son prochain. La filière de médecine s’est imposée à elle, comme une évidence.
Pendant ses brillantes études en médecine, la jeune femme rêve tout d’abord de se spécialiser en neurochirurgie. Mais lorsqu’elle termine ses études et est confrontée aux réalités du système de santé Kenyan, ses ambitions évoluent.
“J’étais submergée par un sentiment de grande désolation. Car j’avais la conviction que nous pouvions beaucoup mieux faire “, explique-t-elle à FORBES AFRIQUE.
C’est dans cet état d’esprit qu’elle décide de se lancer dans l’entrepreneuriat. Le rêve de Diana sera de faciliter l’accès aux médicaments et aux soins de santé à l’ensemble de la population Kenyane, surtout dans les zones reculées.
Elle veut également combler le fossé entre le système de santé et les médecins, les décideurs politiques et les patients dans le pays.
« Sagitarix » a remporté le concours « Get In The Ring 2018 » à La Haye, aux Pays-Bas. Et a également été finaliste du concours SBC AfriTech 2018 à Paris, en France.
Longue vie à Sagitarix !
Contact : Compte Twitter de Diana : @diana1wangari
Le réchauffement climatique a de nombreuses conséquences sur l’homme et sur l’environnement.
L’environnement et l’écologie se trouvent aujourd’hui au cœur des préoccupations des organisations internationales. La signature de « l’Accord de Paris » sur le réchauffement climatique, signée en 2015 en France, en est une parfaite illustration de l’importance de ces thèmes.
Signature de “l’Accord de Paris”en 2015, France
En Afrique, les enjeux environnementaux et écologiques représentent des opportunités à saisir pour le développement économique du continent. Car l’environnement et l’écologie peuvent véritablement servir un développement, à la fois, durable et inclusif.
Flyer de l’entreprise “Street Waste”, spécialisée dans le recyclage de déchets au Mozambique
Ces dernières années, on voit d’ailleurs émerger sur le continent des idées d’affaires sur le crédo du « développement durable », « environnement » ou « écologie ». Un positionnement sectoriel aussi bien stratégique (rentabilité) qu’opportuniste (thèmes à la mode, fédérateurs et qui séduisent les investisseurs et les organisations internationales).
Les équipes de “Solar Energy” dans un village
Il faut savoir que les changements environnementaux affectent de nombreux secteurs en Afrique. On peut en citer trois :
La qualité de l’air : environ 90 % de de la population, en Afrique subsaharienne, est exposée à la pollution de l’air (à l’intérieur comme à l’extérieur). Cela pose des problèmes aussi bien pour l’environnement que pour la santé humaine.
La qualité de l’eau et l’accès à l’eau douce : plus de la moitié de la population en Afrique subsaharienne n’a toujours pas accès à l’eau potable, en raison notamment de la pollution, de la surexploitation et du changement climatique.
La dégradation des terres : en raison de l’érosion des sols, la salinisation, la pollution et de la déforestation. Cette dégradation des terres affecte la productivité des agricoles, la nutrition et la santé humaine.
Les trois enjeux survolés ci-dessus représentent des défis majeurs à venir pour les africains.
Voilà pourquoi, je pense que, le secteur du développement durable représente une véritable opportunité pour de jeunes entrepreneurs à la recherche d’idées d’affaires intéressantes à réaliser sur le continent. Ils peuvent justement apporter des solutions aux problèmes environnementaux et écologiques causés par le changement climatique grâce à l’innovation ; et améliorer par la même occasion les conditions de vie des populations.
Exemple : Au Malawi, Clement Kandodo, jeune entrepreneur et fondateur de l’entreprise “EcoGen”, a conçu une machine qui transforme les déchets organiques en biogaz, en engrais et en électricité.
Il s’agit là d’une solution écologique, durable et inclusive qui permet aux ménages pauvres d’avoir accès au gaz, ainsi qu’à électricité. Car au Malawi, comme partout en Afrique, les ménages les plus pauvres n’ont pas accès au gaz domestique ou encore à l’électricité publique, faute de moyens financiers.
Lesego Makae est la co-fondatrice de la startup « Projets Ditsogo » : une entreprise d’ingénierie spécialisée dans la fabrication de métaux, l’entretien d’usines et la fourniture de produits en acier. La jeune femme, âgée de 30 ans et originaire d’Afrique du Sud, dirige une entreprise qui appartient à 100 % à des femmes noires.
Elle a créé son entreprise avec son co-fondateur, Tebogo Mosito, depuis son garage à Maile, une petite région de Rustenburg, en Afrique du Sud, connue pour ses mines.
Je me souviens que lorsque nous avons reçu la visite d’un des représentants de la mine, on nous a dit que nous devions être professionnels si nous voulions réussir en affaires“, raconte-t-elle à FORBES AFRICA.
Ces mots sont restés graver en elle.
« Projets Ditsogo » dessert aujourd’hui six mines : Impala Platinum, Bushveld Vametco, Electro Hydro World, Pilanesberg Platinum Mine, AngloAmerican Platinum et Royal Bafokeng Platinum.
Son entreprise est arrivée finaliste au concours national du « Prix de la productivité pour la PME la plus performante », dans la catégorie des secteurs émergents du pays.
Lesego Makae prévoit d’accélérer le développement de son entreprise et d’ouvrir quatre succursales en Afrique du Sud dans les trois prochaines années.
Très sensible à l’autonomisation des femmes en Afrique, la jeune femme prévoit également de mettre en place des programmes de stage et d’apprentissage au sein de son entreprise.
Lesego a réussi et a su s’imposer dans un milieu traditionnellement dominé par les hommes. Bravo à elle !
Pamela Nga, étudiante en ressources humaines au Cameroun, est la fondatrice de la chaîne de podcasts panafricaine « Mindful Entrepreneur», dans laquelle elle motive les jeunes en Afrique à l’entrepreneuriat.
Elle y parle entre autres de comment se lancer dans l’entrepreneuriat et des conditions essentielles pour une entreprise prospère, de littératie financière[1] et des entrepreneurs qui l’inspirent. La jeune femme souligne aussi l’importance pour les jeunes en Afrique d’investir sans réserve dans leurs communautés.
J’ai écouté le premier épisode de « Mindful Entrepreneur », diffusé le 14 mai dernier. Et j’ai bien aimé. En voici un petit retour.
Pamela débute son podcast en précisant à ses auditeurs qu’elle n’est pas une experte mais une simple passionnée de l’entrepreneuriat en Afrique. Les conseils qu’elle donne, tout comme les exemples, sont tirés de ses lectures et de ses rencontres personnelles. Elle recommande d’ailleurs la lecture du livre « rich dad poor dad[2] » de Robert Kiyosaki et de Sharon Lechter paru en 1997. Je vais essayer de le lire pendant l’été, et je vous en parlerai.
Ce premier épisode est véritablement une introduction à la « mentalité entrepreneuriale ».
Pamela y évoque notamment le rôle des écoles africaines qui n’enseigneraient pas suffisamment l’entrepreneuriat. Pire, ces écoles conditionneraient même les étudiants au salariat, avec pour filière de prédilection, la fonction publique. Elle invite les étudiants à s’orienter vers des filières stratégiques –comme la finance, le commerce ou encore les affaires –, car plus rentables économiquement sur le long terme.
Elle dit également que, les africains doivent s’intéresser davantage à la provenance de leur argent et l’investir stratégiquement, pas seulement le dépenser. Il faut sortir de l’aversion au risque, cette peur du lendemain trop présente chez beaucoup d’africains. Dans la deuxième partie du podcast, Pamela parle des entrepreneurs qui l’inspirent au quotidien –à l’instar de l’entrepreneur nigérian Dangote (l’homme d’affaires le plus riche d’Afrique).
Pamela Nga – Source Facebook
La forme du podcast est tout aussi intéressante. On y découvre une jeune femme très dynamique, très cultivée et sûre d’elle. Pamela est tellement convaincue par ce qu’elle dit que, sans trop d’efforts, j’en ai été également convaincue moi-même. Il faut dire aussi que la petite mélodie de fond entraînante qui accompagne le texte aide beaucoup. Les petits moments de pause permettent enfin à l’auditeur de respirer et de s’aérer l’esprit, ce qui est fort agréable.
« Mindful Entrepreneur », est diffusé deux jeudis dans le mois sur l’application Apple et Anchor et en langue anglaise (très facile) et dure 30 minutes.
C’est très réussi pour un premier épisode !
[1] La littératie financière est le fait de disposer des connaissances, des compétences et de la confiance en soi nécessaires pour prendre des décisions financières responsables.
[2] « Père riche, père pauvre, ce que les parents riches apprennent à leurs enfants »
Image de couverture : Pamela Nga – Source Bizcommunity.com
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